Le pizzino, c'est le pigeon voyageur...

le bulletin d'information (tendancielle) des Galline Felici

adressé au monde de toutes les alternatives possibles

  de 

 


le pigeon voyageur #2 de septembre 2018 des Galline Felici

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

Alors qu’ici une seconde moitié d’été inhabituelle avec de violents orages et des changements de temps soudains confirme la tropicalisation du climat, nous nous adaptons et développons nos cultures tropicales et subtropicales, ajoutant encore quelques plantes à nos petites mais nombreuses plantations d’avocats et nous débutons par ailleurs l’expérimentation sur d’autres espèces.

 

Nous démarrons notre campagne un peu en avance par rapport aux années précédentes (pour les détails voir notre « pigeon » de septembre), ceci pour faciliter la distribution de certaines de nos productions, parmi lesquelles la productions des bananes qui connaissent leur pic pendant les mois chauds et sont quasiment nulles pendant l’hiver.

À partir de l’été prochain nous aurons probablement des mangues et peut-être des papayes.

 

Par ailleurs, l’augmentation de l’intolérance et du fanatisme se confirme partout dans le monde mais aussi chez nous, hélas, avec un nombre croissant d’épisodes violents.

Nous tentons, à notre petite échelle, de faire tout notre possible pour créer de la beauté et contrarier ces tendances destructrices.

À ce propos nous avons à cœur de vous annoncer la mise en place de l’expérience de cultures potagères partagées dans le Jardin des Bio-Diversités que l’on peut considérer comme le premier pas concret vers la réalisation de notre ambitieux projet de partage y compris de la propriété.

 

Des cultures partagées qui mettent en commun le projet, l’argent, le travail, la fatigue, la sueur, l’engagement et les risques, entre un marocain et un guinéen - que beaucoup d’entre vous connaissent - avec deux très jeunes demandeurs d’asile, l’un en provenance de la Guinée et l’autre du Nigeria, et deux femmes, l’une berlinoise et l’autre parisienne.

 

Et un vieux Sicilien…

 

On espère aussi réussir à impliquer les trois autres très jeunes demandeurs d’asile qui, de même que Chima et Sadju, tous deux en stage dans le Jardin des Bio-Diversités, effectuent leur stage dans trois autres exploitations agricoles du Consortium.

 

Vous comprendrez qu’il n’est pas aisé de mettre dans le même projet économique concret duquel dépend leur survie, une jeune philosophe allemande et un Marocain ayant vécu jusqu’à l’âge de 17 ans dans une maison sans eau courante ni électricité et sans la possibilité d’aller à l’école (bien qu’il en ait eu l’envie et qu’il le veuille encore) car il devait s’occuper des chèvres, avec une parisienne et un Nigérian.

… Et un (futur ex) « patron » sicilien…

… Et ainsi à venir…

 

Les valeurs de référence, les besoins -à part ceux qui sont essentiels- les peurs, les espoirs et les attentes sont complètement différents.

Pourtant, petit à petit, sortant indemnes d’affrontements quotidiens, dépassés grâce à des étreintes, il semble bien que nous soyons en train de réussir, que nous soyons en train de construire difficilement un NOUS à même de surmonter les barrières culturelles, religieuses, de genre, d’âge.

 

Ces jours-ci nous avons semé des haricots verts et des courgettes et dans quelques semaines nous repiquerons des fenouils, des choux raves et d’autres légumes. Cela sur presque un hectare.

 

On expérimente la coopération et la démocratie afin de créer une coopérative de gestion de tout le Jardin des Bio-Diversités.

Jardin des Bio-diversités qui vous demande d’acheter leur production pour soutenir leur projet d’intégration complexe : pas seulement du travail mais aussi une auto-entreprise collective et un modèle de coexistence constructive et de valorisation des différences.

Ceci en étroite relation avec les réseaux d’Économie Solidaire Européens.

Mais aussi, et on l’espère surtout, avec le territoire local sur lequel ce groupe de visionnaires est déjà en train de développer une action importante à partir de la transformation en cours d’une décharge en un jardin fleuri. Il faut venir et voir pour le croire….

…la suite aux prochains épisodes, nous vous tiendrons informés, mais nous vous invitons à venir voir et à participer à la co-conception d’abord et à la réalisation ensuite de cette Eutopie Concrète

 

C’est le même esprit (utopique ?) qui nous a conduit avec tant d’autres groupes à organiser la Festa Altra Velocità à Avigliana, en début d’été, une tentative de construire un NOUS qui dépasse les différences et les valorise.

Pour un récit de la fête, nous renvoyons au bel article de Andrea Saroldi (version italienne), publié sur Comune-info.

Et déjà on commence à murmurer au sujet d’une autre fête, au début de l’été prochain, à Petralia Sottana, sur les Madonie, là où, il y a dix ans l’Association Siqillyàh organisa le premier « Sbarcogas »….

… Et l’administration communale locale a déjà décidé, à l’unanimité, de son plein appui, ce qui sous-entend « zéro bureaucratie »…

… Nous verrons si les forces seront présentes…

 

Nous sommes heureux de clore ce « pizzino » en vous renvoyant à la déclaration de Chengdu (version italienne et français) , qui a clôturé le VII congrès international de Slow Flood, que nous vous conseillons de lire dans sa version intégrale- elle n’est pas longue- parce que nous l’épousons intégralement.

Nous sommes sûrs que vous aussi.

 

Ce sont des géants, mais nous sommes la multitude !


le pigeon voyageur de septembre 2018 des galline felici

Début de la campagne des envois pour la saison 2018/19

 

Bien(re)venus à tous, l’aventure continue !

 

Cette année nous avons décidé d’anticiper les premiers envois, de manière à vous envoyer les mandarines Satsuma, premiers agrumes de la saison, dans leur période de maturité optimale, parce que, s’agissant de fruits délicats, lorsqu’ils atteignent toute leur couleur, ils deviennent assez sensibles.

Comme vous le savez, alors que la peau est encore verte, l’intérieur est déjà mur.

En plus, de cette manière il sera possible pour nous d’allonger la saison des bananes, qui, avec l’arrivée des premières nuits trop fraiches tendent à bloquer la maturation, et donc à disparaitre du listino.

Alors nous aurons le premier départ pour l’Italie et l’Autriche le 29 septembre et pour les régions francophone le 28 septembre.

Et puis une deuxième option le 12 octobre pour les francophones et le 13 pour les italiens et les autrichiens.

Voici le calendrier francophone publié sur le site :

http://www.legallinefelici.it/fr/com-virtuemart-menu-mediafiles/produits-et-commandes/calendrier-des-livraisons-2

Les produits frais figurant sur la liste des prix, en plus des productions les plus abondantes de MANDARINI SATSUMA et de LIMONI, sont encore de petites productions, la disponibilité dépend donc de la quantité totale des commandes et sont :

BANANES

RAISIN NOIR

GRENADES

FIGUES DE BARBARIE

TOMATES OVALES

TOMATES CERISES

POIVRONS ROUGES (" À CORNETTO")

AUBERGINES

COURGETTES

CELERI

OIGNONS NOUVEAUX

 

En ce qui concerne les raisins de table, le mauvais temps a frappé cette année les zones de production, provoquant des dégâts aux grains de raisin et des attaques fongiques aux cultures, avec pour conséquence une réduction de la production.

Dans les conditions des fermes Bio, il est encore plus difficile de surmonter cette situation. Les raisins se termineront probablement après ces premières livraisons.

 

Da Mico, producteur de figues de Barbarie, nous informe que maintenant il ne peut pas dire à quel point sera la maturation pour ces premières dates, car souvent la maturation se manifeste très brutalement.

Nous croisons les doigts!

 

Nous commencerons la récolte des oranges Navelina en NOVEMBRE

Dans l’alternance de productivité de nos vergers, la campagne 2018/2019 s’annonce une année de production basse, (l’an dernier nous avions récolté beaucoup de fruits, mais souvent de petit calibre, à cause, surtout du long moment de sécheresse de l’an dernier).

Cette année en revanche, nous prévoyons une plus petite quantité de fruits, mais aussi sans doute moins de rebut de fruits de trop petite taille.

Les conditions climatiques se présentent en contre tendance, avec des pluies tout à fait inhabituelles pour cette période de l’année.

L’alternance des saisons normale est de plus en plus rare : les changements climatiques sont toujours plus évidents aux yeux de tous, et nous demandent une certaine adaptabilité, pour ne pas dire quelquefois des vrais sauts périlleux pour effectuer notre travail normal…

Comme toujours, le respect des dates de départ de notre calendrier dépend de la possibilité de récolter les produits à temps, donc nous verrons quelles pluviométries nous rencontrerons dans les prochains mois, et nous ferons naturellement tous les efforts possibles pour envoyer les produits aux dates prévues dans notre calendrier.

Le même discours est valable pour la maturation des produits. Souvent nous ne sommes plus capables de prévoir avec une grande avance quand il sera effectivement possible de commencer la récolte de telle out elle variété. Nous vous tiendrons informés le plus régulièrement possible sur la page “dernières infos sur les produits” :

http://www.legallinefelici.it/fr/produits-et-commandes/nouvelles-sur-les-produits-2

 

Merci d’être là et de participer,

parce que si vous vous êtes là, beaucoup de personnes et leurs familles peuvent voir le futur avec espoir !

… et en ce moment l’espoir est une marchandise rare …


le deuxième 'pizzino’ de Mai des Galline Felici

 

Nous vous invitons à vous mouvoir, ensemble, évidemment :

 

UN) vers la Festa Altra Velocità

on a proposé qu’il se discute ensemble d’ instruments de communication conjoints et intégrés

Jusqu’à présent, seule Italia che Cambia nous a répondu avec enthousiasme, et nous avons déjà mis sur pied certaines collaborations

Nous souhaitons que les autres entités impliquées dans cette proposition veuillent se joindre dans ce raisonnement, peut être lors de la festa, mais bien mieux encore si elles le font AVANT la festa

Avec l’objectif, d’arriver à avoir, dans un temps proche, un signe, un logo commun qui NOUS distingue?

NOUS Poules, en attendant, nous avons lancé cette campagne avec banner sur chaque page de notre site

 

DEUX) encore vers la Festa Altra Velocità, et bien outre, l’associazione LoFaccioBene a lancé à tous la proposition de co-projeter, de co-financer, de co-réaliser et de co-diffuser une série de couts métrages sur la vraie valeur de la nourriture et des femmes et des hommes qui la produisent Jusqu’à présent, ont adhéré et collaborent le DES de Varese et la Campagne pour l’Agricoltura Contadina (agriculture paysanne)

Ceci, naturellement, est une invitation à participer activement à cette proposition

C’est dans l’intérêt de toutes et tous!

Pour informations et pour participer, écris à : lofacciobenecinefest@gmail.com

 

TROIS) Un très beau film de Dominique Marchais “Nul homme n'est une île” circule pour le moment dans les salles de cinéma françaises, et dans quelques jours, aussi dans les salles suisses

Ici un approfondissement avec le réalisateur

Ceux qui ont vu la version originale française, plus de 20 000 personnes jusqu’à présent, nous rapporte que l’on sort de la salle pleins d’espoir et d’envie de faire

Il y a un autre très beau film en circulation; “On the green road” , qui raconte les paysans de toute la planète et leurs relations avec l’environnement, la nourriture, la santé…

 

QUATRE) il nous semble important que ce cinéma “militant”( il y a énormément d’autres précieux exemples) sorte toujours plus de la “réserve indienne” des habituels initiés et atteigne un nombre croissant de citoyens/consommateurs, incisant ainsi sur les consciences, et, on espère, sur les pratiques conséquentes.

Cela, en France, se passe, mais nous savons que la France a depuis toujours destiné des ressources et des attentions à la culture, bien plus que chez nous en Italie, puisque « la culture ne produit pas d’argent » (SIC!)

Pour cela, nous accueillons et nous relayons très volontiers l’invitation d’un ami de Caen, en Normandie, gérant de petites salles de cinéma, à collaborer avec lui pour la constitution d’un réseau Européen de salles de cinéma disponibles à véhiculer ces messages

C’est une invitation à chercher dans votre ville et dans vos environs des salles intéressées ; vous pouvez les mettre en contact avec Yannick Reix du “Café des images” de Caen, pourquoi pas, en nous mettant en copie (yanreix@yahoo.fr)

 

CINQ) dans ce monde “social” dans lequel tout nous est offert ”gratis”, parce qu’ils gagnent des millions avec nos données, il existe un instrument social pensé pour NOUS: Social Business World, en continue amélioration selon les exigences que NOUS leur avançons et qui NE vend PAS nos données

Un instrument qui soit le NOTRE, de nous tous

Il est parfait? Absolument PAS!

Il est très beau? Absolument PAS!

Il fonctionne très bien? Absolument PAS!

Il est efficace? Absolument PAS! Parce qu’il ne touche pas les millions d’utilisateurs que touchent les monopoles social …

…TANT QUE NOUS NE COMMENCERONS PAS A L’UTILISER EN MASSE, lui imposant alors, et facilitant alors les modifications aptes à le rendre toujours plus beau, facile, efficace, toujours plus parfait pour NOS fins

Simplement parce qu’il est à NOUS, pensé pour NOUS, et ne s’approprie pas NOS données, NOS vies

Parce qu’il ne veut pas nous voler nos ames ….

 

un pizzino plein d’invitations à agir …

Encore une invitation, à la Festa Altra Velocità (Avigliana, TO, du 29 juin au 1er juillet)

 

Et le dernier, pour ce pizzino:

PARTICIPEZ AU CROWDFUNFIND POUR LA FESTA!

 

Merci

Au prochain (pizzino)!


 FESTA#3
ASD Avigliana Calcio – Via Oronte Nota 3, 10051 Avigliana (TO – Italy)

du 29 juin au 1er juillet 2018

 

Les préparatifs pour la Festa battent leur plein… et les thèmes se multiplient et s’entretissent…

le crowdfunding sur Social Business World est activé. PARTICIPE ! MERCI !

 

EXPERIENCES, CONFRONTATIONS, PARTICIPATION

- Si tu penses qu’il est nécessaire de faire grandir et de cultiver un grand NOUS TOUS, si tu veux que les choses changent,

 - si tu ne désires pas que ce soit toujours des autres qui choisissent pour ta vie… Il faut te retrousser les manches et te mettre à l’œuvre!

 Aujourd’hui ! Maintenant ! Sans reporter à demain!

 

Nous avons déjà fait beaucoup pour organiser cette Festa dell’Altra Velocità, pour la construction d’un NOUS TOUS.

Nous avons en chantier de nombreux ateliers thématiques, desquels il y a une liste provisoire en bas de ce communiqué- Mais il y a encore beaucoup d’autres à faire, organiser...

 

Si tu penses que de “cette” politique il ne peut pas ressortir quelque chose de bon. Si tu penses que le changement se trouve dans tes mains, retrousse toi les manches!

 

Va sur cette page https://socialbusinessworld.org/events/event/view/940654/altravelocita-esperienze-concrete-per-costruire-il-noi

Lis la liste des CONTENUS et contrôle si les thèmes ici proposés, pensés pour être développés ENSEMBLE satisfont ton besoin de changement. [...]

 

PROGRAMME :

1. Co-productions e CSA > organisée par Le Galline Felici

2. Instruments pour les systèmes de crédit > organisée par RETICS

3. PDO – Petite Distribution Organisée > organisée parRES.TO Participent: Producteurs

Locaux, DISOTTO, OLTREfoodCOOP, et d’autres en cours d’agrégation

4. Aspects fiscaux pour associationnisme des producteurs > organisée par RES.TO

5. Rencontre avec les réalités du territoire > organisée par Scenari di Futuro

6. La valeur de la nourriture> organisée par LoFaccioBene

7. Atelier réseaux paysans > organisée par REES Marche. Participent: Rete dei Semi Rurali, Mais, ASCI ed ARI.

8. Atelier sur les systèmes de crédit > organisée par RETICS

9. Gas et Santé > organisée par RES.TO.

10. Ingrédients pour le Futur > organisée par Rete di Reti

11. Comunication intégrée (y compris celle dans les écoles)> organisée par Le Galline Felici – IRIS

12. Atelier sur la communication sans marketing > organisée par Smarketing

13. Atelier sur la facilitation (à confirmer) > organisée par Alekoslab

14. Intégration migrants > organisée par REES Marche. Partecipe Refugees Welcome

15. Intelligence collective > organisée par Usines a Gas

16. Atelier d’autoformation sur le bilan du Bien Commun > organisée par IRIS

17. Voyager > organisée par Compagnia dei Cammini

18. Activités avec enfants et adolescents > organisée par Praticare il Futuro

19. Construire la confiance entre producteurs et consommateurs > organisée par Usines a Gas

 …d’autres contenus sont en cours de définition…

 

INFO: https://socialbusinessworld.org/events/event/vi2ew/940654/altra-velocita-esperienzeconcrete-per-costruire-il-noi

CONTACTS: altravelocita@socialbusinessworld.org

pour les producteurs: mercatino.fav@gmail.com

 



le 'pizzino’ d'Avril

 

 

la petite révolution gentille

et cette fois ci, on vous la propose pas si petite que ça ….

Ou bien

changer le monde au moyen de petites actions

à partir de la et en construisant la)CONFIANCE

 

 

Cliquer sur l'image pour lire la présentation
Cliquer sur l'image pour lire la présentation

, on s’adresse directement à nos amis CONSOMMACTEURS, avec lesquels nous sommes liés par un rapport de profonde connaissance, d’amitié et de confiance réciproque.

 

Notre objectif est celui de trouver ensemble une manière pour répondre à vos besoins de nourriture saine, bonne, et produite selon des critères éthiques (au moins une partie) et en même temps, renouveler nos exploitations, souvent à bout de souffle à cause de la vétusté des plantations, des systèmes d’irrigation et des aléas climatiques toujours plus extrêmes, et à cause aussi de la diffusion d’un virus (tristeza) qui décime encore en partie nos arbres.  [....]

   

Et si Terre de Liens a acquis en France plus de 3.000 hectares de fonds agricoles pour y installer jusqu’à ce jour plus de 160 exploitations biologiques, en recueillant des capitaux de la part d’individus privés, inconnus, sans aucune obligation de restitution,… Pourquoi est-ce que la communauté internationale Le Galline Felici ne devrait pas réussir à stabiliser, en Sicile quelques centaines d’hectares en les rendant plus productifs dans le respect de l’environnement et de ceux qui y travaillent. Cela en impliquant les fidèles utilisateurs des produits qui sont produits pour satisfaire leurs besoins et leur consommation, et en restituant par contre jusqu’au dernier centime les capitaux mis en jeu ?

[....]

 

Ce modèle vertueux construit ses bases sur la CONFIANCE réciproque et sur le partage de l’objectif final. La confiance est un capital qui se construit avec le temps, avec la constance et avec la cohérence, mais elle doit aussi être stimulée en accordant du crédit, spécialement à ceux qui n’en ont jamais reçu dans leur vie. [....]

 

Nous avons reçu des nouvelles demandes de certains pour participer à notre proposition de co-productions et cette fois nous voudrions accueillir également les plus modestes, justement pour expérimenter en pratique les variantes du modèle de base déjà mis en pratique. [....]

 

De votre part, nous avons reçu surtout des propositions de co-productions, pour ce qui concerne les avocats et les bananes

Nous, de toutes façons, en attendant, et à priori, avec nos modestes moyens, nous effectuons déjà des petites plantations, de bananes et d’avocats

Mais nous aimerions vous impliquer dans un niveau de raisonnement un peu plus poussé :

  • Pour l’équilibre de notre offre printanière, nous avons une carence de certains produits en cette période : tarocco tardif, pamplemousses roses, clémentines et similaires, cèdres, etc, en plus des bananes et des avocats
  • Il nous plairait que vous co-contribuiez aux plantations de ces cultures-là,
  • En participant avec vos apports économiques, à un fond de rotation dont on a délibéré la constitution lors de notre très belle assemblée du dimanche 25 mars.
  • Ce fond sera destiné à de nouvelles plantations d’arbres, à de nouvelles greffes dans les exploitations des membres, et aux tailles exceptionnelles dans des vergers âgés, mais encore potentiellement bien productifs, toutes des opérations concordées avec le Consorzio selon ses (vos !) nécessités

Au fond de rotation, le Consorzio destine une somme égale à celle que nous recueilleront de la part des coproducteurs, mais avec une somme initiale de notre part de 20 000 euros [....]

Nous avons décidé d’adopter la même formule de restitution que nous utilisons pour les coproductions d’avocats, qui reflètent les temps de la nature: rien la première année, 10% la seconde, 20% la troisième, 30% la quatrième et 40% la cinquième, concluant ainsi la partie comptable

 

Nous vous garantissons, si vous en exprimez le désir, le droit de préemption sur les productions de votre préférence, utilisant dans cet objectif les fruits déjà disponibles en dehors des co-co-productions, et donc sans devoir attendre le plein régime de production des co, ni des co-co-productions. [....]

C’est-à-dire… comme en famille, on partage ce qu’on a

Et les fruits iront en priorité à ceux qui ont contribué à les produire

Naturellement, la restitution des sommes versées est absolument garantie, selon le plan de restitution illustré ici en haut

 [....]

 

En synthèse… tout dépend de nous !

Sans attendre que quelqu’un nous retire les châtaignes du feu, choisissons ce que nous voulons être et vers où nous voulons nous diriger, par la force désarmante de nos gestes quotidiens.

Nous sommes joyeux et prêts à accueillir des participations externes sous toutes leurs formes. L’objectif est celui de partager et réveiller le sens critique et la passion que nous avons à l’intérieur chacun d’entre nous.

 

Donc venez de l’avant avec vos propositions et vos demandes !

... nous vous attendons!

 


 

le 'pizzino’ exceptionnel de mars des Galline Felici (les poules heureuses)

 NUL HOMME N'EST UNE ÎLE

LE LOCAL, DERNIER TERRITOIRE DE L'UTOPIE ?

 

 Nous vous envoyons ce Pizzino exceptionnel pour vous informer tous autant que possible, de la sortie ce mercredi 04 avril du documentaire de Dominique Marchais "NUL HOMME N'EST UNE ÎLE" qui a été en partie tourné chez nous en Sicile et dont certains protagonistes sont justement des membres des GallineFelici.

 

L'autre partie du documentaire a été tourné dans les très beaux et différents paysages alpins en Suisse et en Autriche. Le documentaire tout entier vaut vraiment la peine d'etre vu, non seulement par vous qui nous connaissez déjà un peu; vous connaitrez quelques visages et quelques voix en plus dans l'attente de venir nous rencontrer toujours plus nombreux, mais le documentaire vaut la peine d'etre vu par chacun de vos contacts ici et ailleurs en France. Il porte une belle dose de positivité et réveille de l'espoir en nous montrant qu'on est pas les seuls à faire et à croire en ce que l'on fait. Alors, nous vous invitons à en parler autour de vous, et à inviter les gens plus et moins sensibles aux questions sociales, économiques et écologiques de prendre le temps d'aller le voir.



 le 'pizzino’ de Mars des Le Galline Felici (les poules heureux) 

 le pizzino: bulletin (tendanciellement) mensuel adressé au monde de toutes les alternatives possibles

 L'aventure LeGallineFelici continue et entre dans sa seconde décennie.

 

Cette année, de nouveau, nos exploitations associées et beaucoup d’autres exploitations amies du réseau sicilien seront ouvertes à vous tous qui avez envie de venir nous rencontrer dans notre territoire, nous revoir, visiter les exploitations qui hébergent les coproductions, venir réfléchir avec nous pour renforcer nos relations et vivre ensemble des moments de partage….

 …et venir “couver“ avec nous des nouveaux projets ?

 

Cette année il y a beaucoup plus de femmes et d’hommes en plus qui vous y accompagneront pour vous faciliter les visites seul ou en groupe :

  • Si tu veux voyager pour connaitre, comme style de vie, pour mettre au centre l’individu, celui qui part et celui qui accueille, alors tu pourras avoir les conseils et le support de Destination Humaine (Destinazione Umana) https://destinazioneumana.it
  • Virginie Thiriaud, d’origine française, mais résidente en Sicile, faisant part des opérateurs logistiques du poulailler, pourra vous faire découvrir la Sicile des Monti Iblei et de la province de Ragusa avec des parcours captivants et riches de nature, d’histoire et de culture http://www.legallinefelici.it/it/ospitalita-e-turismo-l-altra-sicilia/visite-guidate;
  • Dans l'aire francophone (France, Belgique) il y a Isabelle Wolf qui vous contactera pour vous faire connaitre nos propositions et son accompagnement, en attendant, vous pouvez visiter sa page pour les premiers voyages au départ pour l’Italie du nord et la Sicile https://a-la-rencontre-des-producteurs.jimdosite.com/ ;
  • Si vous êtes intéressés aux longues et tranquilles promenades entre les exploitations, nous vous proposerons des parcours riches de biodiversité avec Vanni Spataro (https://vannispataro.weebly.com/) et avec les guides de la Compagnia dei Cammini
  • Si vous voulez découvrir le baroque de Ragusa Ibla, visiter certains canyons, connaitre le territoire de Ragusa et sa province, ainsi que les produits de ce territoire, outre à Virginie, il y a Chiara et Yvette de l’Association Zuleima et Vanni Spataro, qui vous accompagneront avec compétence et harmonie;
  • Vous pourrez visiter l'Etna, ses sentiers, refuges, cratères, vallées secrètes avec Grazia Pitruzzella, une guide officielle et passionnée; son nouveau site ou bien avec Diego de l’exploitation Bagolaro Azienda Agricola et Paolo Costa avec le B&B Sotto i Pini
  • Pour une promenade à la rencontre des plantes autochtones et spontanées de l’Etna, leurs propriétés, curiosités et utilisations dans la tradition sicilienne, nous vous mettrons en contact avec Antonio D’Amico
  • Pour connaitre ou mieux apprécier les produits et la cuisine sicilienne, le chef Angelo Ingrassia est prêt à vous accompagner dans des parcours culinaires avec des cours pratiques de préparation;

Dans tous les cas, si vous voulez venir et si vous voulez personnaliser votre visite, vous pouvez nous contacter: aziendeaperte@legallinefelici.eu et nous vous conseillerons le meilleur pour vous permettre un séjour plaisant et intéressant au regard de vos exigences et intérêts.

 

GRAZIE!

Gabriele Proto


 

 le premier 'pizzino’ de Mars des Le Galline Felici (les poules heureux) 

 le pizzino: bulletin (tendanciellement) mensuel adressé au monde de toutes les alternatives possibles

 

NOUS SOMMES, peut-être, LA MAJORITE !

 …mais nous ne le savons pas, tant qu’on reste enfermés sur soi, à cultiver notre petit environnement

 Au lieu de nous ouvrir et de tisser toutes les connexions possibles avec tous les autres qui veulent que gagne la raison du bien-vivre et pas cette FOLIE.

 Une FETE EUROPEENNE pour commencer à composer la mosaïque des alternatives possibles et déjà pratiquée par des millions de femmes et d’hommes, un tissage magnifique capable d’attirer les résignés, les indolents, et ceux qui s’abstiennent de la vie

Une Fête à laquelle commencer à donner, TOUS, notre contribution d’idées et d’expériences dès maintenant, aujourd’hui

 

NOUS SOMMES TOUS INVITES ! COMMENÇONS A NOUS RETROUSSER LES MANCHES!

 …et puis les soirs, on danse… ;) ….comme aux fêtes de la récolte …

On se voit à AVIGLIANA, en Val di Susa, du 29 juin au premier juillet, non? (Festa chez les italiens)

 

FESTA : Val di Susa, Avigliana (TO)

Du 29 juin au 1 er juillet 2018

 

Ensemble, beaucoup d’expériences concrètes construisent une société visant au bien commun et au bien vivre de tous, ensemble, elles se rendent compte que cette entreprise demande également la construction d’un sujet pluriel : un NOUS TOUS.

Certaines parmi elles ont pensé de se retrouver et d’inviter les autres, parce que nous avons beaucoup à partager et nous ressentons la nécessité de construire ensemble, è partir de liens directs.

Cette fête voudrait donc être aussi bien le point d’arrivée du travail fourni ensemble par les différents réseaux et organisations, qu’un point de re-départ pour tout ce que nous ferons ensemble ensuite.

Pour cela, nous nous rencontrerons à Avigliana (TO), dans le Val di Susa, du 29 juin au 1er juillet, pour parler  et échanger des expériences qui nous tiennent à cœur, en construisant le futur qui est déjà présent, selon un programme que nous construisons ensemble.

 

Les discussions prévues concernent les pactes de filière et les coproductions, les systèmes communautaires d’échange, la Petite Distribution Organisés (PDO), l’agriculture soutenue par la communauté (CSA) la communication participative, la facilitation, le rapport entre santé et alimentation, l’intégration des migrants, la confrontation avec les réalités du territoire, et d’autres encore.

Ce premier communiqué voudrait vous inviter à bloquer la date, d’autres informations suivront (ici aussi).

 

Les organisations promotrices de la fête sont , entre autres : Etinomia, Galline Felici, Usine-a-gas (Courts circuits français), GAStorino, RES.TO (Réseau Gas Torino Ovest), Cittadinanza Sostenibile (Bergamo), Italia/Piemonte che cambia, REES Marche, Gas Chiomonte, Gas Pinerolo Stranamore, Praticare il futuro, Gas Avigliana, Solidarius Italia, Iris, Fairwatch, Social Business World, Terra Nuova, Comune-info, Ass. Decrescita, LoFaccioBene, Scenari di Futuro, Smarketing, Alekoslab, Genuino Valsusino.

 

Pour plus d’informations, vous pouvez vous adresser à une de ces organisations, ou bien à l’adresse altravelocita@socialbusinessworld.org

 

= = =

 

MODE D'EMPLOI

 

But

Ensemble nous pouvons construire une société alternative adressés au bien vivre et au bien commun.

Cette fête présente les pratiques qui renforcent le lien direct entre les différents sujets impliqués tout au long d’une filière.

Ce sont des expériences qui mènent à la construction d’un sujet pluriel, un NOUS TOUS.

 

La fête est

- le point d’arrivée du travail fait par les réseaux et les organisations jusqu’ici sur différents contenus

- le point de départ du travail à partager pour l’an prochain.

 

Contenus

Témoignages, pratiques, méthodes, expériences, exemples :

- ceux que chaque réseau promoteur propose et que les autres réseaux retiennent particulièrement intéressants.

- les autres témoignages que chaque réseau auto-organisera librement sur ses propres thèmes spécifiques, mieux s’ils les développent conjointement avec des membres d’autres réseaux

Ici vous trouvez une “ardoise” en construction avec des contenus déjà proposés

 

Esprit de la fête

Penser et partager des contenus avec les autres groupes ou réseaux qui s’occupent de thèmes semblables ou en lien.

 

Modalité

- Nous sommes tous co-promoteurs, donc co-responsables ; nous partageons les honneurs et les charges.

- Chaque promoteur peut inviter qui il veut, du moment que cela porte à une collaboration dans la réalisation de la fête et que cela ne fasse pas naitre d’opposition avec qui est déjà impliqué.

 

Comment adhérer

Un réseau ou une organisation qui veut adhérer doit s’adresser à une des organisations qui fait déjà partie du comité promoteur et proposer un ou plusieurs contenus original et/ou s’accrocher à un ou plusieurs contenus déjà proposés, en s’engageant à le développer ensemble avant, pendant et après la Fête.

 

 


 

 le (deuxième) 'pizzino’ de Janvier des Le Galline Felici (les poules heureux)

le pizzino: bulletin (tendanciellement) mensuel adressé au monde de toutes les alternatives possibles

 De la consommation critique à la participation dans les productions.

 

Air, eau et terre.

Trois éléments indispensables pour la survie de toutes les espèces vivantes.

 

Les choix illogiques et sous bien des aspects, hélas, irréversibles, mis en œuvre au niveau mondial, ont provoqué et continueront de produire une multitude d'événements dévastateurs, en regard de quoi, nous humains, ne sommes rien.

Les ravages pour la santé,toujours plus nombreux, à cause d'une mauvaise alimentation et d'un air toujours plus malsain et insécurisé, sont évidents.

Et pourtant, face au changement de climat causé par le réchauffement de la planète, qui ne supporte plus le niveau de pollution de l'air et des nappes phréatiques, une petite, mais néanmoins tangible inversion de route est cependant possible.

Chaque homme conscient que cette terre est notre maison, devrait conserver en lui qu'agir en préservant l'environnement et la nature est un devoir.

Nous devons modifier notre approche en transformant nos comportements et en orientant nos choix de manière univoque.

 

Il est nécessaire de déclencher des procédés justes, pour enrayer par des actions conscientes, chacun dans son propre quotidien, les agressions constantes faites à notre planète,

 

Pour celui qui produit la nourriture, l'unique option possible, pour notre bien et celui des générations futures, est de choisir de ne pas utiliser la chimie et les pesticides dans ses propres champs, ou de ne pas élever les animaux bestialement, en les gavant d'anabolisants pour les faire engraisser plus vite.

 

Si, pour un producteur sensible et attentif à ce qui se passe au delà de son propre enclos il vient quasi naturellement abandonner les systèmes les plus rentables, pour protéger PACHAMAMA, La Terre Mère, pour le consommateur moyen, franchir ce pas est moins évident, même s'il a choisi l'option de ne pas consommer des aliments produits de cette manière .

 

Mais une alternative est accordée à chacun de nous. Il suffit seulement de la détecter, de la dessiner, d'y croire et ensuite de la mettre en œuvre, en unissant les forces des producteurs et des consommateurs.

Cela accompli dans l'intérêt réciproque. Parce que c'est notre MAISON commune.

Ce que nous sommes en train de vivre est une guerre sans pitié.

Celle qui protège la VIE.

Aux personnes sans scrupule qui, du haut des postes de commandes, nous imposent, des choix calamiteux, sans se soucier des conséquences et en nous traitant comme des marionnettes stupides, nous devons et nous pouvons répondre en unissant nos forces et en commençant à nous positionner comme un NOUS unique. Non comme autant de cellules isolées et donc impuissantes.

En transformant nos terres en laboratoires expérimentaux où, non seulement, on co -produit la nourriture dont on a besoin, mais on crée une communauté, on enseigne le respect, la joie du bien vivre.

 

Nous nous alimentons, avant toute autre chose, d'énergies positives et multiplicatrices

Comme nous l'avons déjà écrit, le choix concret de 7000 familles françaises et belges a permis la plantation de presque 4 hectares d'avocatiers, en agriculture plus que biologique, en posant les conditions pour que 7/8 personnes aient un avenir professionnel, et en soustrayant ces 4 hectares à l'abandon ou à des cultures de destination incertaine.

 

Une terre cultivée en vergers vivaces, produit l'oxygène que ne produit pas un verger abandonné, surtout ici, dans le sud. Si elle est cultivée dans le respect de la nature (et des hommes) elle en produit plus et ne provoque pas de pollution, elle produit de la satisfaction... En produit encore plus si elle est cultivée avec amour et avec les espoirs de ceux qui utiliseront ses produits? On ne le sait pas avec certitude, mais la recherche est en cours.

Cela produira assurément une plus grande part de bonheur, pour tous, ceux qui produisent, ceux qui mangent ceux qui passent à côté de ces lieux.

Et un petit bout de ce bien vivre, rejoindra encore d'autres parties du Globe.

 

Cela arriverait si beaucoup plus de consommateurs décidaient de prendre en main la production de la nourriture qu'ils utilisent ? Comment, où, pourquoi le faire, qui doit le faire......

… Et si nous étendions ce raisonnement, ces pratiques, à d'autres productions que la nourriture ?

 

Essayons de faire 2 comptes : un bébé demande environ 3000 euros de couches et produit environ 6/8 mètres cubes de déchets de toute sorte, si c'est bien compressé, 10 milles parents qui décideraient de prendre la production de couches compostables en main auraient 30millions d'euros à disposition et épargneraient d'introduire dans leur ou notre MAISON commune 100000m3 d'immondices, une couche de 15 mètres sur tout un terrain de foot, si bien compressé auparavant.

 

Naturellement ce processus demande une grande dose de CONFIANCE, et la confiance se construit avec le temps, à petits pas, en honorant ses propres engagements, toujours et encore, et cela demande un gros effort.

Mais quel effort bien plus grand de vivre dans un monde sans oxygène et couvert de couches? Cela n'est pas un scénario futuriste, cela est déjà une réalité dans une bonne partie du monde!

 

Nous lançons une deuxième série de co-production,

sollicités par de nombreux groupes, italiens ou non qui ne s'étaient pas organisés à temps pour participer à la première série.

Et aussi avec l'objectif de jeter les bases de nombreuses autres initiatives analogues bananes aux pamplemousses, aux avocats...Dites nous, demandez nous; si c'est agronomiquement possible, pourquoi pas ?

 

En bas de ce Pizzino, la liste raisonnée de nos propositions, avec les comptes, les temps, les quantités de récoltes attendues.

Le schéma de priorité, à mettre au point culture par culture est :

• Vous avancez à nos paysans les fonds pour les plantations.

• Nous les garantissons.

• Vous commencez à les récupérer la deuxième année, jusqu'à la fin de la dette, selon les temps propres à la nature de chaque plante, maximum 5 ans.

• Vous avez, en tout état de cause, un droit de préemption sur les fruits que vous avez choisi de co-planter, même s'ils sont produits ailleurs que dans « vos » plantations.

• Nous attendons vos propositions et vos demandes.

 

Nous vous invitons chaleureusement à venir mettre les pieds sur la terre qui accueillera vos plants et à voir de visu, les hommes et les femmes qui les gardent.

Il va de soi que vous recevrez périodiquement des compte-rendus écrits, photographiques et filmés.

Mais vous serez ré-invités pour les premières récoltes, pour une fête/ cérémonie, de la prise de conscience et de la vie.

Nous sommes aussi en train d'étudier la possibilité d'étendre les co-productions aux greffons, ce qui accelèrerait les temps d'entrée en production des plantes, mais nous vous soumettrons cette hypothèse seulement si et quand nous serons sûrs de pouvoir la proposer avec plus que des garanties suffisantes.

 

Nous sommes confiants que unis, tout peut se produire, même un petit miracle. Nous avons une opportunité réciproque, sachons la saisir.

 

… enfin… nous disions de l'air, de la terre et de l'eau

Il manque le feu das cet inventaire, le feu, qui détruit, mais rénove...

 

A qui croyait avoir asséné un coup dur à cette initiative à Librino, il nous plait de dire, à une semaine de l'incendie :

« JE SUIS DESOLE POUR TOI ? MAIS TU AS OBTENU L'EFFET CONTRAIRE ! » DE LIEGE A PORTOPALO DES DIZAINES DE MILLIERS DE PERSONNES SE SONT MOBOLISEES POUR PERMETTRE AUX BRIGANDI DE CONTINUER DE JOUER, DE FAIRE LE PERI-SCOLAIRE ? DE RIRE ET DE BOIRE UNE BIERE ENSEMBLE

NOUS SOMMES DEJA EN TRAIN DE RECONSTRUIRE LA MAISON COMMUNE MAIS NOUS AVONS BESOIN D'AIDE ET DE MAINTENIR L'ATTENTION FORTE.

 

C'est aussi pour cela qu'avec les Brigandi de Librino, avec le Pôle Catanais d'Education Interculturelle dont le Consozium fait partie, et avec un de nombreuses autres localités catanaises, nous sommes en train d'organiser un « TROIS JOURS de LUMIERE CONTRE LES TENEBRES » à l'occasion de l'équinoxe de printemps.

Peut-être une bonne occasion de venir voir les lieux de nos nouvelles coproductions. Et peut-être le plus courageux, faire le premier bain de la saison...? BAIN DE GROUPE BIEN SÛR !

 

Mais en attendant, si vous le voulez, si vous ne l'avez pas encore fait, vous pouvez verser directement sur le compte des brigandi C/C intestato a: A.S.D. I Briganti || Iban: IT 03T 03127 26201 000000190243 - BIC: BAECIT21263 - Unipol Banca

ou participer au crowdfunding de Social Business World

 

A bientôt !

 

 

 

 


                                                           

         le ‘pizzino’ de Janvier des Le Galline Felici (les poules heureux) 

le pizzino: bulletin (tendanciellement) mensuel adressé au monde de toutes les alternatives possibles

Encore sur Librino, sans réthorique, parce qu'il n'y a pas le temps pour... 

  il y a une MAISON qui a brulé, une grande maison pour beaucoup de personnes, beaucoup de jeunes et d'enfants en short et en baskets

mais qui a été MAISON plusieurs fois aussi pour NOUS 

NOUS européens qui avons signé là les coproductions (la table n'est plus là, ni la librairie)

NOUS LoFaccioBene et compagnons de route, italiens, français, africains et indiens, qui vous y avons fait venir et exprimer, danser, et défiler les jeunes de l'Afrique (la cuisine qui nous a nourri n'est plus là)

NOUS habitants de ce quartier qui y cultivons des laitues et des tomates (il n'y a plus le bar où se désalterer)

NOUS communauté sans frontières et sans nom, qui voulons affirmer à tous prix le BIEN VIVRE, dans toutes ses déclinaisons (il n'y a plus les divans où s'installer pour raisonner)

cet endroit est TRES CHARGE de nos émotions et souvenirs

...quelqu'un aussi, dans cette MAISON, a trouvè le grand amour de sa vie... probablement, pas que un ou une...

cette maison continue de fonctionner; tous les jours, les entrainements se déroulent normalement, les enfants demandent régulièrement aus plus "vieux" -qu'est ce qu'on peut faire ? - et puis ils vont s'entrainer...


CETTE MAISON COMMUNE DOIT ETRE RECONSTRUITE! ET TOUT DE SUITE!

et il est important que ces jeunes et ces enfants sentent plus que jamais qu'ils ne sont pas seuls 

qu'ils sachent, encore plus qu'avant, meme si c'était déjà beaucoup, ces dernières années, qu'ils sont dans les pensées et dans les actions de femmes et d'hommes à Bergamo comme à Paris 

qu'ils se sentent une partie active d'un organisme beaucoup plus grand

que de la réaction en choeur à cette disgrace ils prennent force et source de confiance dans le monde et dans l'humanité

IL Y A BESOIN DE TOUT ce dont il y a besoin pour remettre sur pied une grande maison

sauf les lampes, parce que la nouvelle club house emmenagera "dix fois plus grande et plus belle" -dit Mario- dans le gimnase encore non utilisé 

...et pendre des lampes à 17 mètres de hauteur... 

à part les lampadaires, il faut tout, meme pour les plus petits, pour l'après école, ils ont besoin de tables et de chaises basses

il faut remettre en place une cuisine capable de préparer 100 repas, un ou plusieurs réfrigérateurs, des étagères, une photocopieuse, des divans et des fauteuils, du bois pour la construction, des machines pour le caffé, quelques lits, des toilettes, des éviers, des robinets, une installation électrique, des lampes de table et de murs, des autres étagères, du petit matériel de bureau, du matériel médical pour les premiers secours, des jeux de table, des étagères .... je l'ai déjà dit ? 

aussi un coup de main pour faire de nombreux travaux

des fonds pour acheter les matériaux pour reconstruire ce que nous ne pourrons pas obtenir en recylage/re-utilisation

vous pouvez verser directement sur le compte des Briganti: C/C intestato a: A.S.D. I Briganti  Iban: IT 03T 03127 26201 000000190243 - BIC: BAECIT21263 - Unipol Banca

ou participer au crowdfunding rapidement mis en place par Social Business World 

les Briganti sont déjà à l'oeuvre pour coordonner la reconstruction et dimanche il y a eu une assemblés extrèmement participée dans le gymnase  

tout Catania qui veut que la LUMIERE gagne était là 

outre aux nombreuses attestations d'estime et de solidarité, ce serait beau si dans les prochains jours, les Briganti pouvaient aussi compter sur des soutiens économiques conséquents

grazie! 

en avance de la part de ces centaines de jeunes qui se forment à la vie ici et des milliers de personnes qui passeront là au cours des prochains trente ans...

encore?

Roberto

 

 

lede 

 

le pigeon voyageur de Décembre 2017 de Le Galline Felici 

 

 notre journal mensuel (?) destiné uniquement à nos clients/amis francophones 

 

Février, LE MOIS DU TAROCCO

 

La production d’oranges tarocco est certainement la plus conséquente parmi les membres fondateurs du Consorzio Le Galline Felici, parce que la région de production du Consorzio (la Sicile Orientale et en particulier la zone en contrebas de l’Etna) est le territoire d’excellence de ce fruit si spécial.

 

(Voir en bas, NOTE* sur les propriétés des oranges rouges.)

 

Nous sommes amoureux de ces oranges, parce qu’elles sont les filles du volcan, elles ont une saveur intense et fruitée, enfin, elles sont un vrai PRODUIT TYPIQUE!!!

 

L’arbre de tarocco est très sensible… sa saisonnalité est brève, à un certain point, quand le fruit est bien rouge et au sommet de ses qualités… il tombe par terre.

 

Cette année nous avons une production importante de TAROCCHI mais, avec le climat printanier actuel… on est déjà en train d’observer cette désagréable “chute” des fruits.

 

Nous, producteurs de tarocco avons vécu d’innombrables fois cette scène : une mer d’oranges splendides par terre …

 

Alors nous avons pensé d’instituer LE MOIS DU TAROCCO, en FÉVRIER, le moment où nous devons récolter ces fruits, alors qu’ils sont au meilleur de leur bonté. Pour cela, en février, les oranges navelines ne seront pas disponibles.

 

 

 

Cette année est une “année de charge”; c’est à dire une année de production abondante (normalement il y a une alternance, surtout pour les tarocco), alors, pour nous les producteurs ce serait la bonne année pour nous relever un peu de l’année précédente… désastreuse à cause du mauvais temps.

 

Comme nous disions, le tarocco est une plante sensible… cette année à cause de la longue sécheresse, certains endroits où nous cultivons ces oranges ont subi un stress hydrique, et à cause de ça, le pourcentage d’oranges de petite taille sera plutôt haut.

 

Pour cela, nous avons décidé, pour avoir un produit plus présentable, d’éliminer lors de la sélection les oranges en dessous des 63mm, cela augmentera le rebut pour les producteurs, mais aussi le total de la quantité récoltée.

 

Ce type de choix comporte une perte pour nous les producteurs et pourrait donner naissance à une dynamique dans laquelle le serpent se mord la queue. Dans le sens que nombreux d’entre nous devraient regreffer ou replanter des vieux vergers ou bien simplement pouvoir investir dans des soins plus importants aux arbres existants. Mais la faible quantité de liquidités freine ces restructurations dans nos exploitations.

 

Il faut considérer qu’une jeune plantation demande, en plus de l’investissement initial, plusieurs années de soins, sans pouvoir compter sur une récolte.

 

Pour cela, en nous basant sur l’expérience des coproductions des avocats, nous raisonnons sur la proposition à faire à nos amis/clients, à vous… De projeter ensemble un système de coproductions pour le rajeunissement des vieilles orangeraies, cela en donnant la priorité aux variétés que vous demandez et que souvent, nous ne produisons pas en quantité suffisante.

 

L’objectif serait de pouvoir choisir ensemble quoi produire et ensuite suivre ensemble le développement des nouvelles cultivations.

 

Mais de cela, nous en parlerons encore au cours de cette prochaine nouvelle année.

 

Surs qu’en janvier et en février vos demandes de Tarocco atteindront les étoiles J

 

Nous vous remercions pour l’attention, BUON 2018 !!!

 

 

 

Les producteurs de TAROCCO du Consorzio

 

 

 

Note:

 

 

 

*Rouge, couleur de la santé. C’est le cas des oranges rouges de Sicile qui doivent leur couleur caractéristique à des substances appelées “anthocyanine”. Ces substances qui ont été reconnues comme puissants antioxydants, qui apportent de nombreux bénéfices à notre organisme.

Grace à cette anthocyanine, les oranges rouges de Sicile se placent au sommet de la classification des fruits sains et de notre alimentation. Mais qu’est ce qui rend les oranges de Sicile aussi caractéristiques ?  C’est un gène qui s’appelle “Ruby”, et qui a été identifié par des chercheurs du Projet européen Athena.
L’étude publiée sur la revue scientifique Plant Cell, a été menée par le John Innes Centre de Norwich (Uk) et par le Centro de Recherche pour l’Agrumiculture et les Cultures Méditerranéennes d’Acireale (Sicile)

Les oranges rouges deviennent telles et développent leur haut contenu d’anthocyanine, seulement lorsqu’elles sont confrontées à des conditions environnementales particulières. Elles ont par exemple besoin de jours chauds et de nuits froides – ces dernières surtout lors de la phase de maturation des fruits.
En l’absence de ces conditions climatiques, les fruits n’arrivent pas à produire la quantité nécessaire d’anthocyanine et ressemblent alors aux oranges blondes communes. Et c’est donc en Sicile, et plus précisément dans le climat typique de la zone alentour du mont Etna que ces oranges trouvent le climat idéal pour leur développement optimal. 


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le  de Décembre de 

        le ‘pizzino’ de Décembre des Le Galline Felici (les poules heureux) 

le pizzino: bulletin (tendanciellement) mensuel adressé au monde de toutes les alternatives possibles

EXCÉDENTS, DÉFICITS, PACTES et CO-PRODUCTIONS

 

Combien vaut vraiment la nourriture ?

Quels liens peuvent naître quand de simple consommateur on se décide à devenir co-producteur?

Quelle est la portée en termes de valeur, d’assister le producteur. En programmant avec lui le type de culture, les quantités et moyennant quelle contribution économique participer à son risque d’entreprise ?

Combien de “politique” concrète dans ces choix ?

Combien de pouvoir (collectif) à décider de la destination des terrains, entre l’abandon et la dégradation, contre la culture de produits, que de manière collective, nous choisissons de porter sur les tables de nombreuses familles, parmi lesquelles la nôtre ?

Et quel est l’effet sur le sort de beaucoup de personnes, entre le désespoir et l’avilissement d’un côté, et l’espoir et la confiance de l’autre ?

Beaucoup de points d’interrogation, mais une réponse simple ! AGIR ENSEMBLE pour améliorer les vies de tous, et aller aux champs ensemble pour coproduire notre propre nourriture !

Aux prises avec l’éternel problème de production insuffisante de certains produits et à la lumière d’un accord concret signé avec un groupe belge et avec de nombreux consommaCteurs français (presque 70 000 euros investis, environ 400 000 euros de production annuelle, vendable, attendue, et à terme, entre 5 et 8 revenus qui, traduits, signifient aussi 5 à 8 personnes avec un emploi.), nous voudrions reprendre un raisonnement que nous vous avions soumis il y a exactement deux ans, à vous tous ( amis français, italiens, belges, autrichiens, etc… ) et que nous vous invitons à relire ici.

Avant de poursuivre dans la lecture de cet article (long, mais important pour tenter d’expliquer chaque passage de ce processus) il est bien de rappeler que les nombres, au cours de ces deux années ont grossi d’environ 40%. Et 30 familles en plus gravitent autour des activités du Consorzio.

 

Donc, essayons d’expliquer mieux …

A partir d’une difficulté (le déficit de certains produits), s’est mis en route un cercle vertueux (l’élargissement de la base du consorzio) qui a généré, de manière simultanée, de nombreux bénéfices pour beaucoup de personnes, mais aussi une difficulté majeure :

-       Les excédents de certaines variétés (et donc, la nécessité de trouver de nouveaux débouchés pour éviter les gaspillages, et -évidemment- la sauvegarde des producteurs et de leurs collaborateurs)

-       Les manques d’autres produits (et donc, l’opportunité d’insérer dans le circuit des nouveaux agriculteurs qui, avec leur arrivée, ont, oui, couvert la carence précédente dont on se plaignait, mais eux, ont à leur tour créé un excès supplémentaire sur les produits excédentaires)

-       la persistance du manque de certains produits à cause de leur fourniture trop limitée ou complètement absente, malgré une demande croissante de la part de certains groupes et l’arrivée de nouveaux producteurs

Le classique chien qui se mord la queue …

Traduit, cela donne : on est pleins de tarocco, de clémentines, et de citrons, et tout le reste ne suffit pas.

Et pourquoi est-ce si évident…

Nous recevons des demandes d’un marché plus ample, que nous sommes “contraints” d’intercepter, paradoxalement, pour garantir notre propre survie et celle d’autres comme nous.

Dans ce processus, nécessairement graduel et raisonné, on essaie d’augmenter ou de reconvertir nos cultures au moyen de greffes et de nouvelles plantations, selon la vocation idéale de nos terres, et des caractéristiques microclimatiques de chacune de celles-ci.

Cela coute très cher, tant pour les énergies mises en œuvre (même si cela signifie faire circuler de l’économie pour garantir du travail pour le futur), que pour le manque de production jusqu’à ce que ces nouvelles productions entrent en plein régime de production.

Naturellement, les contraintes économiques limitent les actions que chacun d’entre nous voudrait entreprendre dans sa propre exploitation. Nous avons déjà des difficultés à mettre en pratique des petites améliorations, même si elles sont nécessaires. Figurons-nous des grandes opérations qui nécessitent des grosses disponibilités économiques que nous n’avons pas !

En ce qui concerne les avocats, qui est un des produits les plus recherchés, il est bon de préciser que nous en manquions déjà il y a deux ans par rapport à la demande d’alors.

Successiment, un producteur important, non membre (et tant mieux qu’il ne le soit pas devenu), après avoir bénéficié de notre aide lors de la période de connaissance réciproque, a décidé de se construire son propre petit monopole, sans vouloir raisonner en réseau. Pour faire cela, il a choisi de ne plus nous procurer ses avocats, tout en essayant de s’insérer dans nos circuits. Il est évident que cela nous a créé d’autres difficultés que nous n’avions pas prévues.

 

Et maintenant?

Solutions immédiates pour vous garantir sans exceptions, des bons avocats, meilleurs si éthiques et biologiques… nous n’en avons pas. Et nous n’entendons pas faire de pactes avec le “diable” pour en trouver.

Respectueusement, nous attendons que la nature suive son cours, et éventuellement, que quelque petit producteur s’unisse à nous, dans la poursuite du projet commun.

Nous allons donc continuer à planter, à entretenir et à attendre les nouvelles productions.

On l’a déjà fait, on continue à le faire, et on y arrivera.

Maintenant, c’est à votre tour…

Vous pouvez maintenant choisir si vous préférez continuer à être des simples consommateurs critiques, en cherchant, et en trouvant - peut-être ailleurs – celui qui satisfait votre demande (à quels prix et avec quelles garanties, on ne sait pas), ou bien, évoluer en co-producteurs, comme d’autres avant vous ont déjà fait, en décidant quoi, comment, et où cultiver, et qui le fera à votre place, si possible en utilisant des techniques partagées.

Comme nous l’avons dit au début de ce texte, il y a déjà bien 15 groupes qui jusqu’aujourd’hui ont opté pour cette seconde solution qui les voit protagonistes.

Avec un investissement modeste et symbolique (en moyenne 10€/famille), ils ont contribué à construire un petit capital qui, dans pas trop longtemps permettra la production d’une quantité considérable de produit financé par ces consommateurs directement.

On s’est demandé à plusieurs reprises s’ils avaient fait tout cela pour se garantir quelques kilos d’avocats en plus. En y pensant plus, on retient que la réponse n’est pas celle-là.

En réalité, ils ont investi pour le développement d’une autre manière de faire de l’agriculture, de gérer les relations entre celui qui met les mains dans la terre et celui qui mange les produits. Ils ont investi sur une autre idée de Sicile, et surtout, faire devenir un peu plus grande la Petite Révolution Gentille …

Cela dit, selon le contrat, nos amis co-producteurs, actuellement, bénéficient justement, d’un droit de préemption sur les avocats déjà disponibles et sur ceux que nous allons produire dans LEURS plantations.

Alors, pour cette saison, à la lumière de tout cela, les groupes italiens surtout recevront encore moins d’avocats, (même si cette année la production semble légèrement supérieure) par rapport aux groupes  français de manière générale, et aux groupes belges.

Et alors, que fait-on ?

 

Notre proposition…

En vertu du rapport de profonde confiance et de complicité qui s’est installée entre nous, nous voudrions vous demander (tant aux co-producteurs, qu’à ceux qui ne le sont pas, mais qui tout de même nous soutient depuis l’autre coté des Alpes, et à qui nous reconnaissons tout de même une priorité pour les fournitures d’avocats), de considérer la possibilité de renoncer, par une espèce de compensation solidaire, à certaines productions « mineures » desquelles nous sommes déficitaires, par égard pour les amis italiens et autrichiens qui pourraient se sentir un peu lésés  par cette solution que nous avons imaginée. Dans les cas où nous aurons effectivement cette exigence nous vous le feront savoir explicitement, confiants dans votre compréhension.

Puisque nous tenons réellement à tous les rapports nés cette année, qui, pour nous, ne sont pas de simples rapports commerciaux, nous cherchons de stimuler beaucoup d’autres à accueillir et à poursuivre le chemin des coproductions, et de souder encore plus les rapports déjà existants.

La route est désormais tracée, il n’y a plus qu’à la suivre, et éventuellement l’améliorer petit à petit selon les exigences de ceux qui parient avec nous.

Et cela, bien entendu, ne vaut pas que pour les avocats, mais pour toutes les autres productions déficitaires.

Conscients, pourtant, que la nature a besoin de ses temps et qu’il faut savoir attendre pendant que l’on construit ensemble.

La tentative en cours vise à la planification intelligente et partagée de la production, pour avoir tous, les futurs, et réciproques bénéfices.

Se penser ensemble, au fond, implique des actions concrètes, quelque petit compromis, et la construction d’un parcours commun, responsable et visionnaire.

Décider quoi manger, comprendre s’il est important de donner une valeur à la nourriture au-delà de sa valeur intrinsèque et choisir de devenir une partie active du processus représente l’alternative possible pour satisfaire les différentes exigences et répondre par des faits aux stratégies globales que d’autres -beaucoup plus puissants que nous- cherchent à nous imposer d’en haut.

L’instrument, ou mieux, le “pacte” qui discipline ce rapport d’échange et de confrontation représente l’anneau de conjonction entre les parties, toujours plus liées et complices.

Notre proposition, chers amis, est donc celle de démarrer de multiples processus qui vont dans la direction des coproductions. Avec le souhait que l’effet soit un effet domino.

Nous sommes confiants dans votre capacité de pouvoir donner plus de valeur à ce jeune projet et de pouvoir nous épauler dans ce nouveau défi.

Merci à tous pour la patience et pour l’attention…

Cristiana, Marina, Roberto

 

 


 

le  de Octobre de 

        le ‘pizzino’ de Octobre des Le Galline Felici (les poules heureux) 

le pizzino: bulletin (tendanciellement) mensuel adressé au monde de toutes les alternatives possibles

moi, nous, NOUS ou NOUS ? ….. ou, tous?

Chers amis,

On a conclu de peu deux évènements importants, malheureusement simultanément et à 800 kilomètres de distance : essayons de dresser un petit bilan commun et PROPOSITIF. Même si avec des déclinaisons différentes, dans les deux cas, le mot-clef était “communauté”. Et on clarifie tout de suite dans cette communication uneéquivoque qui pourrait se produire en langue française pour le mot “communauté” : CELLE DE LAQUELLE ON PARLE, CELLE QUE NOUS SOUHAITONS RÈALISER N’EST PAS UNE COMMUNAUTÈ FERMÈE ni REPLIÈE SUR ELLE-MEME

EXACTAMENT LE CONTRAIRE, comme on le verra un peu plus loin

·         A la Rencontre Nationale de l’Economie Solidaire (INES) à Mira (VENISE) le résultat le plus porteur de bons espoirs, à notre avis, est le sceau d’un accord pour la constitution de Réseau des Réseaux, qui unit par des intentions communes beaucoup de réseaux nationaux (RES, Italia che Cambia, RIVE, Movimento Decrescita Felice, Associazione per la Decrescita, Panta Rei, Transition Italia, Economia del Bene Comune – EBC, Società dei territorialisti), pour ouvrir des collaborations possibles.  

·         A la très belle et très émotionnante Festa des Courts Circuits à Varces (Grenoble), à laquelle ont participé de nombreux membres du poulailler avec leurs familles (dommage pour ceux qui n’y étaient pas…). Nous avons consolidé et approfondi la relation qui lie amoureusement le Consorzio Siciliano LeGallineFelici avec de nombreuses associations, parmi lesquelles, 14 ont signé avec nous le pacte des co-productions d’avocats.

L’objectif était aussi d’arriver très rapidement à la constitution d’une association internationale qui pourra se charger des nombreux projets sociaux qui, jusqu’ici ont été menés par le Consorzio, et aussi d’en mettre en chantier d’autres, que nous définirons petit à petit, en Sicile, en France, aux Pays bas, en… Guinée ?

 

Si la motivation qui justifie ces voyages au travers de l’Europe et ces efforts est d’être plus incisifs dans notre action pour le changement nécessaire et possible, même si c’est déjà beaucoup, TOUT CELA NE SUFFIT PAS, selon notre avis

Parce que de ces bonnes propositions (à Mira comme à Varces) naissent vraiment des nouvelles réalités capables d’influencer vraiment cette Europe qui se renferme toujours plus dans la défense des particularismes, IL FAUT FAIRE, chacun d’entre nous, DE NOMBREUX PAS SUR LE COTÈ ET RENONCER à NOS PARTICULARISMES

Mettre ensemble, en Italie comme en France, (entre Italie et France et… ?) de nombreuses réalités avec des histoires différentes et avec des personnalités fortes qui les guident est voué à un échec certain si chacun ne met pas de côté un morceau de con propre bagage et si on ne met pas au centre le DENOMINATEUR COMMUN

 

Et, surtout, si on ne se force pas d’apprendre à REDIMENSIONNER ET METTRE DE COTÈ NOS EGOS DÈBORDANTS ET HYPERTROPHIANTS

Et, d'autre part, dans la pratique, tenir notre propre égo sous contrôle, est difficile, malgré les bonnes intentions

Nous, du poulailler, nous nous efforçons de le faire, en “diluant” notre action sociale dans un “nous” plus grand qui fait ses premiers pas en s’éloignant de notre désir égocentrique de contrôle.

C’est fatiguant.

....mais EST CE QU’ON A UN AUTRE CHOIX?

robertolicalzi

 

 

 

      

 le ‘pizzino’ de Septembre 2017 des LeGallineFelici (les poules heureux) 

 

le pizzino: bulletin (tendanciellement) mensuel adressé au monde de toutes les alternatives possibles

 

Colorer les places publiques avec nos oranges, depuis les villes jusqu’aux périphéries urbaines. Faire respirer les parfums et faire gouter nos fruits du Sud au Nord de l’Italie.

 

Renouer les trames des discours en suspens.

 

Contribuer à la connexion des réseaux locaux, nationaux et européens, en projetant et en réalisant ensemble des actions communes.

 

Porter sur les marchés nos “ambassadeurs”, ceux que nous avons déjà rencontré et ceux que nous devrons encore discerner dans le monde de l’Autre Economie, celle consolidée et celle qui est encore à construire, en créant de l’occupation joyeuse et responsable.

 

Donner une réponse concrète en contre tendance par rapport à un système qui repousse et isole ; un système qui n’offre pas de solutions.

 

Envie de partager notre vision avec celle de beaucoup de compagnons de route, de toutes les parties du Monde.

 

 

 

Continuer à cultiver et à réaliser nos rêves, à y croire et à faire entendre une voix à l’unisson qui donne espoir.

 

 

 

Et nous y voici…….

 

Bon retour parmi nous à tous !

 

Nous sommes un peu fatigués, surtout à cause de la réorganisation interne qui nous voit engagés dans un passage naturel de génération. Mais nous sommes prêts à redémarrer avec une conscience renouvelée.

 

                  la carte navigable         

 

 

 

                                                                                                        

 

Vacances zéro pour ceux qui, comme nous, ont décidé de parier et d’investir leurs propres énergies sur la TERRE.

 

Les changements climatiques causent différents problèmes aux productions. Depuis des mois, il ne pleut pas sur nos territoires et les puits commencent à s’assécher.

 

Et dans le reste du monde ? Par endroits, les conséquences sont quelquefois encore bien plus catastrophiques…

 

Il n’y a pas de quoi rester sereins. Il serait souhaitable d’avoir une prise de conscience globale accompagnée d’une inversion de tendance.

 

Mais les choix scélérats de ceux qui nous gouvernent continuent d’aller dans l’autre direction. 

 

La dernière nouvelle douloureuse est ce mur qu’on élève au milieu de la mer pour défendre nos égoïsmes qui, par des siècles de spoliation systématique d’un continent, créent trop de désespoir

 

 

 

Dans  nos possibilités, nous pouvons agir avec conscience et détermination et proposer d’autres modèles, en offrant des alternatives concrètes, aussi par rapport à l’abandon de nos terres.

 

 

 

La Terre, en effet, ne nous donne pas seulement des bons fruits, nous permettant de satisfaire nos besoins. Elle nous enseigne aussi à redévelopper une approche de la vie et une nouvelle manière de concevoir les rapports. 

 

Autour d’elle, il y a beaucoup de projets partagés qui naissent d’échanges et de confrontations entre des mondes apparemment distants.

 

En ce moment, nous étudions un projet pour la formation et l’insertion sociale et professionnelle de 18 migrants, ensemble avec d’autres « acteurs-paysans ». Si nous réussirons à le mener à bon port, nous vous en donnerons des nouvelles dans les prochains bulletins de nouvelles.

 

 

 

Durant la SECONDE FESTA DES COURTS CIRCUITS,

 

programmée du 30 SEPTEMBRE au 1OCTOBRE à Varces, à quelques kilomètres de Grenoble, nous chercherons à ajouter quelques pièces bien concrètes à l’édification des ponts et à la construction de communautés. 

 

VOUS ETES TOUS INVITES à apporter, avec nous, votre pierre à l’édifice.

 

 

 

A Varces, nous allons tenter de donner suite à la décision prise durant notre FestAssemblea de mai à Librino de construire une association européenne, qui mène tous les projets sociaux et culturels que le Consorzio a lancé dans le passé et qu’il continue à vouloir supporter et soutenir dans le futur, ainsi que d’autres que nous évaluerons ensemble.

 

 

 

Afin de renforcer les actions qui seront produites, nous souhaitons constituer une base de données, dénommée “CONSTELLATION”, ayant pour objectif de recueillir en son interne les compétences, les aptitudes et les capacités de chacun des sujets qui s’y ajouteront, qu’ils soient des individus, des entités de natures juridique variée ou bien des groupes informels.

 

La finalité est de les mettre en connexion entre elles et de les faire interagir pour la réalisation de leurs objectifs. 

 

Aux mêmes moments, à Mira, à quelques kilomètres de Venise, aura lieu la Rencontre Nationale d’Economie Solidaire, qui, comme le rendez-vous de Varces, prévoit la construction de communautés et porte la grande nouveauté de tentative d’interconnexion entre les sujets qui ont comme objectif l’Alternative, quelle que soit leur conjugaison (le Réseau des Réseaux). 

 

Nous cherchons à établir une connexion entre les deux évènements (Mira et Varces) pour nous reconnaitre les uns les autres, nous soutenir réciproquement et lancer ensemble des projets communs concrets.

 

 

 

Nous, en attendant, on procède aux semis et aux plantations dans nos champs.

 

 

 

Et, au-delà de ceux-ci, pour relancer une action forte, conjointement sur nos territoires, sur nos actions, avec nos réalités productives ensemble avec les PLACES pensantes et actives, en Italie et à l’étranger.

 

Comme annoncé, au cours des prochains mois, nous le ferons aussi au travers de nos “ambassadeurs”.

 

Ils représenteront pour nous les éléments stratégiques pour toutes les 35 exploitations déjà membres du Consorzio, et pour le même nombre d’exploitations définies “poussins” (siciliennes et calabraises) en attente de devenir membres.

 

Ils garantiront la continuité par leur présence. Ils ne se limiteront pas à vendre nos produits, mais raconteront également ce qu’il y a et qui il y a derrière chaque produit.

 

Nous collectionnerons les stimulus des territoires respectifs et ferons aussi des propositions pour mener ensemble des actions collectives.

 

Ils seront nos yeux, nos oreilles et notre voix. 

 

Nous sèmerons dans les écoles, en particulier dans les écoles siciliennes, grâce à notre participation active au Polo Catanese di Educazione Interculturale, toujours plus convaincus que l’inversion de tendance doit être stimulée dès le plus jeune âge. 

 

Cela fait donc beaucoup d’énergies qui confluent dans cette grande maison commune.

 

Le travail à faire est énorme, mais il y a beaucoup de lignes directrices déjà tracées. Ensemble, nous avons la capacité d’être incisifs et « d’imposer » un modèle plus juste pour tous, dans le respect des différences et des sensibilités de chacun, mais avec un objectif commun : le BIEN VIVRE, POUR TOUS LES VIVANTS. 

 

Et alors, il n’y a plus de temps pour reporter à demain toutes les actions qui nécessitent de se concrétiser maintenant.

 

On n’attend pas le futur… on le prépare ! Et alors… qu’attendons-nous ? 

 

Septembre est le bon mois pour lancer un bon semis et pour profiter de l’engagement renouvelé de tant de personnes qui portent en commun l’envie de changement profond.

 

 

 

 

 

 

 


 

Octobre 2017

Extrait du dernier « pizzino » des Galline Felici

 

Les changements climatiques sont désormais une certitude constatée par chacun. [...] En Sicile, on est passés de six mois de sécheresse, à des pluies quotidiennes, de type tropical comme ces derniers jours. En effet le climat est encore chaud pour le moment malgré les dernières perturbations. [...] Notre équipe de récolte a commencé la saison sous l’eau, et nous vous assurons qu’outre le fait d’être dangereux, c’est aussi très inconfortable !

 

C’est pourquoi, depuis quelques années, il est devenu difficile pour nous de faire des prévisions sur les maturations des produits. [...]

Maintenant, par exemple, on voit qu’il y a de l’avance sur la maturation des oranges navelines.

Nous allons commencer à récolter les navelines déjà pour les premiers envois du mois de novembre. [...]

Concernant les bananiers de Roberto : […] Celles en pleine production sont les 200 plantes de 2013, les autres arrivent petit à petit, et pourront vous être envoyées dans les années à venir

Le marché local absorbe une quantité croissante de bananes ici en Sicile, et il nous parait juste de les faire manger d’abord localement aux amis siciliens, et ensuite aux amis plus lointains, non ?

Alors si vous nous en demandez 300 caisses pour une seule livraison, nous ne pourrons certainement pas satisfaire la demande, sauf d’ici quelques années.

 

Il y a des productions encore excédentaires, comme les oranges et les citrons, et d’autres en production limitées, comme les avocats et les bananes, destinées à substituer les productions excédantes des autres produits.

 

Ciao,

Barbara des Galline Felici