Du 8 au 10 Juillet 2016, à Veynes (05), la Festa des courts circuits a été un moment de rencontres sous toutes ses formes entre les groupes français et italiens qui achètent des agrumes aux galline felici et les producteurs venus de Sicile avec leurs familles.

 

Pour inventer ensemble une nouvelle économie fondée sur la solidarité et non la concurrence, nous avons discuté, écouté, regardé, cuisiné, mangé, dansé , joué...bref, dans une ambiance amicale et joyeuse , nos rencontres ont été fructueuses....

 

Ci dessous, pour ceux et celles qui veulent en savoir plus, vous pouvez trouver les comptes rendus de nos forums...

 

 

 

Et une autre forme de compte rendu de cette festa est le film réalisé par les Galline felici sur le lien:

https://www.youtube.com/watch?v=aMX-IV9cer8&feature=youtu.be

( Photos pour la plupart de jacques Solomiac et pour quelques unes de Anne Galode)

 



 

 

 

Des forums, des débats, des films.....

 

 

C'est au cœur d'une ambiance festive et conviviale qu'ont eu lieu ces forums, et ce qui n'est pas retranscrit ici, ce sont tous les moments de discussions informelles qui ont eu lieu au cours des autres animations, des repas, des danses, des spectacles, des stands.…

 

Ce qui nous a rassemblé pour cette festa, c'est notre relation aux Galline felici puisque nos groupes sont nés de nos achats à ces producteurs qui nous ont transmis le virus du « consumo critico ». Aujourd'hui, tous nos groupes expérimentent des achats plus larges à d'autres producteurs proches ou lointains et essaient de sensibiliser leurs très nombreux adhérents à cette consommation critique en circuit court. C'est dans cet esprit que nous avons pensé ces forums afin de permettre à nos groupes d'achats d'aller plus loin dans ces choix.

 

Au départ,nous avions pensé que seuls quelques allumés entêtés y participeraient et « penseraient » efficacement à des pistes de travail pendant que les autres visiteurs s'amuseraient avec insouciance

 

En réalité, ce sont de nombreux participants à chaque forum, (entre 50 et 80 ) qui ont fait preuve d'un grand intérêt, et d'une très grande écoute malgré des conditions difficiles et une chaleur torride. Les échanges ont été riches,nombreux, enthousiastes, en particulier une découverte réciproque des groupes italiens et français. La présence d'interprètes français italien a grandement facilité les échanges animés chaque fois par des militants.

 

 

LES FORUMS

 

« Le fil conducteur de nos échanges sera :« du circuit court au court circuit » comment les circuits courts sont créateurs d'une autre économie, un élément d'une (ré) appropriation démocratique de l'économie, faite d'autonomie, de transparence, de solidarité, de lien social de revitalisation des territoires etc...et qui court circuite peu à peu l'économie de la concurrence »

 

 

 

Forum 1   « Circuit Court : Ovni juridique ? »

 

 

« Les GAS italiens ont obtenu un statut juridique d'association à but non lucratif payant la TVA comme tout « dernier acheteur ». En France, nous sommes dans le flou total. Certaines de nos associations obtiennent un statut fiscal non lucratif d'autres sont soumises aux impôts commerciaux. Acceptons nous un statut juridique fondé sur le seul critère de la concurrence ou revendiquons nous le modèle italien? Sur quelle philosophie s'appuient nos choix juridiques ?

 

Invités table ronde: Associations : Court Jus, Corto, Givrés d'oranges, GAG »

 

Pour ce forum, nous avons invité une Laure Billaud de l'association B.Abalex à Marseille dont le but est d'aider les associations à se réapproprier les lois et de leur proposer un accompagnement juridique . Elle pose donc la question de savoir si les associations intervenant sur le marché de quelque manière que ce soit sont soumises au même statut juridique que les entreprises.

 

Un débat mouvant

 

Dans un premier temps a été mis en évidence un vrai débat entre nos associations, né des résultats de nos différentes démarches officielles pour être dans la loi. A Lille Paris Gap et Embrun , nos associations ont fait des demandes aux impôts pour clarifier leur situations fiscales. Les réponses des administrations départementales ont été diverses et mouvantes Mais actuellement la tendance est plutôt de nous considérer comme commerciales et il est réclamé à Lille la TVA non payée en France depuis 3 ans alors qu'elle a payé la TVA en Italie comme tout a »dernier acheteur ».

 

Suite à ces diverses aventures certaines associations pensent que vu le niveau important d'achats que nous faisons maintenant,, nous pouvons être assimilés à un commerce et donc payer des impôts . Elles distinguent cependant les différents impôts. ; Il leur parait normal de payer la TVA en France plutôt qu'en Italie, mais les impôts commerciaux leur semblent plus discutables.. D'autres considèrent que nous ne faisons qu'acheter collectivement aux galline felici, sans aucun but lucratif pour l'association, la différence de prix ne servant qu'à couvrir les frais de transport et de fonctionnement et ne possédons ni local ni stock à « revendre ».et que nous n'avons donc pas à être assimilés à des commerçants.

 

La question est de savoir quelle stratégie adopter : collective entre nos associations ou individuelle ? Nos associations sont différents les unes des autres au niveau de leur taille et ne relèvent pas forcément du même statut juridique.

 

Des clarifications

 

Face à ce débat et pour nous aider à mieux comprendre et argumenter,Laure Billaud nous a aidé à analyser ce qu'est réellement l'impôt et la manière dont l’État détermine si une association est soumise au régime commercial ou non.

 

L'impôt est une contribution aux finances publiques . Dans le but de financer des missions de l’État

 

C'est une contribution à l’intérêt général.. Or ce concept d'Intérêt Général peut avoir des définitions assez différentes et on constate que peu à peu le « marché »est venu s'inviter dans ces définitions faites par l’État et les rendre bien différentes de celles qui seraient faites par les associations elles mêmes !

 

Il existe 3 formes d' impôts commerciaux : L' impôt sur les Sociétés (IS) ,la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) , la Contribution Économique Territoriale (CET)

 

Pour déterminer si une association est soumise aux impôts commerciaux, on regarde si elle est à but lucratif. Une association peut être à but non lucratif et avoir une de ses activités qualifiées de lucrative . Pour déterminer la lucrativité d'une activité de l'association l’État a toute une procédure en 3 étapes

 

1 - Modalités de gestion: l'association est-elle gérée de manière «intéressée » par ses dirigeants ?

 

2 –Si non on regarde si elle fait concurrence au le secteur lucratif:

 

3- Si oui, on considère qu'elle n'est pas commerciale malgré tout en analysant son utilité sociale au regard des produits qu'elle revend, son public, les prix pratiqués, si elle compense les carences du marché, et si son fonctionnement est différent de celui du commerce.

 

Laure explique la procédure du rescrit qui est une position prise par l'administration sur le statut fiscal de l'association. Les associations de Lille, Paris , Embrun et Gap après avoir fait une demande de « rescrit fiscal » ont reçu des réponses variées dans les arguments. Embrun a même reçu deux rescrits contradictoires à un an d'intervalle sans avoir changé son fonctionnement. Laure analyse alors les différentes réponses des impôts à nos associations pour en montrer souvent l'incohérence.

 

 

Des enjeux dans les positionnements

 

Le projet associatif contribue-t-il à l’intérêt général ? Cette question est un enjeu majeur

 

Pour les associations, il s'agit simplement faire reconnaître leur rôle dans la vie sociale et de voir prise en compte la spécificité de leur modèle économique fondée sur leur mode de gestion désintéressée et la plus-value sociale et démocratique en découlant.

 

Elles mettent en place un marché vertueux et un choix d'alimentation et de réflexion politique sur l’organisation de sa production et de sa distribution ?

 

Elles concourent au développement durable dans ses dimensions économique, sociale, environnementale et participative, à la transition énergétique ou à la solidarité internationale.

 

Le débat continue… Voulons nous continuer à nous battre pour défendre notre statut non commercial ou cherchons nous à mettre en place un commerce vertueux ?

 

( un document de 30 pages fait par Laure est disponible à court.jus.asso@gmail.com

 

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Forum 2  « Un intermédiaire dans le circuit court:    Pourquoi pas ? Mais... »

 

 

« Un seul intermédiaire c'est encore du circuit court, même si c'est un professionnel rémunéré pour son travail. Une présentation par les intermédiaires invités de leur structure montrera dans un premier temps les diversités de pratique. Dans un deuxième temps, nous tenterons d'énumérer ensemble les critères souhaitables qui peuvent selon nous définir un circuit court avec intermédiaire.

 

Invités table ronde  Paysan'bio, la Juncha , Echanges paysans, Mon paysan alpin la Carline(Die), Zinmag (Paris), la cagette de Montpellier, Vinomélody, ».

 

On peut dire que ce qui rassemble tous les intermédiaires présents à ce forum est que le bénéfice recherché n'est pas un but ( engranger le maximum d'argent) mais un moyen ( payer les producteurs correctement, les salariés, les frais etc..)

 

Un panel assez varié de structures intermédiaires a participé à ce forum :

 

- des magasins nés d’initiatives de producteurs (comme paysan’bio de Gap)

 

- des magasins nés d’initiatives de consommateurs (comme la Carline de Die ou la Juncha du Champsaur, le Zinmag de Paris, la cagette de Montpellier).

 

- des structures sans lieu de vente mais qui font le lien entre des petits producteurs et les achats de collectivités (comme échange paysan)….

 

Les différents statuts commerciaux vont plutôt vers le statut coopératif : SCOP, SCIC

 

Selon l'importance des structures, il y a des salariés ou une grande participation des consommateurs qui aident à la commercialisation ce qui change beaucoup au niveau des coûts .

 

 

Le lien producteur consommateur

 

Il est assez facile et souvent effectif (affichage ou événement permettant des rencontres) lorsqu’il s’agit de produits locaux.

 

Mais pour éviter aux consommateurs de faire leur courses dans plusieurs lieux il faut élargir l’offre de produits. Dans ce cas, les producteurs sont plus lointains il y a souvent des transformateurs ou d’autres intermédiaires. Le produit n’est plus garanti que par son label et il est aussi anonyme que dans la distribution classique. Pour cette raison le Zinmag de Paris a choisi de ne vendre que des produits dont il connaît bien les producteurs , pas nécessairement locaux.

 

Il ressort de la discussion qu’il est difficile de s’abstraire totalement des habitudes de consommation en n’offrant que du strictement local et saisonnier. C’est courir le risque de rester une petite niche parfaite mais sans beaucoup d’impact social. Il faut trouver un équilibre entre le « musée bio local » qui permet de connaître parfaitement le producteur et le grossiste qui permet d'avoir des quantités suffisantes mais fait écran entre le producteur et le consommateur.

 

Dans la commercialisation, la question de la logistique est importante. Le recours aux commandes par internet est aussi un outil intéressant.

 

Sur les prix

 

Le principe général est que le prix est défini par le producteur. Cependant il y a parfois des variations incompréhensibles d’un producteur à l’autre en raison de l’impact de la PAC. Comme on le sait, les aides faussent totalement les prix.

 

La marge prise par les intermédiaires est de l’ordre de 20 à 30 % ce qui est peu par rapport au pratiques habituelles du commerce et surtout de la GDO.

 

Cette marge permet à ces structures de fonctionner avec des salariés et d’être viable économiquement (par exemple la Carline de Die tourne avec une petite dizaine de salariés sans aucune aide) .

 

Tous se retrouvent sur l’idée qu’il faut lutter contre la baisse tendancielle de la part de l’alimentation dans le budget des foyers (14 % en France 8 % aux EU) . Ceci est présenté le plus souvent comme un progrès, pourtant les conséquences sont dramatiques. Une bonne alimentation a un prix et elle doit permettre de nourrir ceux qui nous nourrissent. Le prix du bio n'est d'ailleurs pas forcément supérieur, surtout si on compare la qualité nutritionnelle d'un produit bio à son équivalent

 

La question de quel usage pour les invendus a aussi été évoquée..

 

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Forum 3   «  Quand les consommateurs organisent leurs circuits court »

 

 

« A qui tu achètes ce que tu manges, Pourquoi lui et pas un autre ? Comment s’organise-t-on ?

 

Des groupes d'achat français et italiens mettront en commun leurs différentes pratiques actuelles de circuits courts. On repérera ce qui nous est commun tout en montrant la encore, la diversité des pratiques possibles.

 

Invités Table ronde : GAS italiens, AEQUOS, GAS de France : les 7 assos des alpes du sud, Lille, Paris, Lyon, Grenoble, Montpellier Rennes, AMAP. »

 

 

De nombreux groupes représentés

 

Des groupes qui existaient avant le consortium des Galline felici et qui ont intégré les achats aux G.F dans leurs achats

 

- Des GAS ( Groupes d'Achats Solidaires) italiens de Ravenne (pour environ 400 familles) Gênes ( idem), Milan, Turin, Bergame.

 

- L' AMAP de Toulouse (pour 90 familles), et des AMAP parisiennes

 

- Des groupes nés des achats aux Galline felici : Les associations des Alpes du sud Court Jus, GAG, juste un zeste, Court Circuit ubayen, Court Circuit Buëch, desalter'native, Sens pressé regroupant plus de 2000 familles, Corto de Paris, pour 1380 familles, Givrés d'oranges de Lille pour 800 familles, pepins diois à dans la Drôme, Tutti Frutti à Lyon pour 100 familles ;Grenoble, Ozon l'orange à Ozon, Des groupes de Montpellier et la toute jeune association de Rennes.

 

Les groupes ont présenté chacun leur fonctionnement , puis un débat a mis en évidence les divers questionnements

 

 

Des types d'adhérents divers

 

Certains groupes sont de petits groupes de personnes déjà convaincues de la nécessité de rapprocher les consommateurs des producteurs, alors que les groupes qui se sont constitués à partir des achats d'agrumes, sont devenus très nombreux mais sont composés de personnes très diverses attirées par la qualité et le prix des agrumes,

 

Les adhérents apprécient en général l'aspect convivial de l'association mais tous ne sont pas prêts à donner du temps pour la faire fonctionner

 

Aussi pour tous les groupes se posent la question de « comment améliorer l'implication des adhérents au sein de leur association ? »

 

Malgré les difficultés que nous pouvons rencontrer dans nos organisations, nous ne devons pas refuser des personnes parce qu'elles agissent en simple consommatrices, mais penser que les personnes peuvent évoluer.

 

 

Des fonctionnements différents selon les associations

 

Parmi les grands groupes, certains se divisent en sous groupes, d'autres non. Les très gros groupes pourraient aller vers une autonomie de plus en plus grande de leurs sous groupes. Le rôle des relais dans les grosses associations s'avère important, tant pour les questions matérielles que pour sensibiliser les adhérents de leur groupe et les inciter à appliquer les règles.

 

Certains groupes ont embauché, le plus souvent pour quelques heures, un salarié afin de ne pas épuiser les bénévoles.

 

Certains groupes ont fini par adopter un statut commercial pour les activités d'achats aux galline felici,d'autres non ( cf forum juridique)

 

Rester petit ou devenir gros est une question qui se pose sans cesse : Comment ne pas perdre son âme ? Comment être « durable » ?

 

Le succès des achats d'agrumes a permis d'attirer de nombreuses personnes,c'est un atout considérable sur lequel on peut s'appuyer !

 

 

Toutes les associations se sentent un rôle « politique »

 

Tous les groupes ont un esprit militant mais les petits vont chercher à élargir leur cercle déjà militant alors que les gros vont tenter de sensibiliser leurs propres adhérents séduits par les oranges mais pas toujours conscients des enjeux de leur adhésion à cette association.

 

Presque toutes les associations ont tenté de manières diverses d'organiser des actions plus larges que leur propre public ( conférences,groupes inter-associatifs, films etc...)

 

La question qui se pose est comment sensibiliser les adhérents aux questions de l'ESS. ? Comment essaimer ?

 

 

Quels Circuits Courts ?

 

En dehors des achats aux Galline felici, toutes les associations organisent plus ou moins des achats à d'autres producteurs, locaux ou non, et en particulier, bien sûr les GAS et AMAP qui existaient avant les Galline. On ne peut pas décrire ici tous les fonctionnements très divers pour ces achats mais les questions qui se posent sont

 

- Comment simplifier la logistique autant pour les consommateurs que pour les producteurs ?

 

- Comment se situer par rapport aux autres réseaux existant : AMAP, groupes de consommateurs, mais aussi certains magasins bio pour ne pas réinventer ce qui existe déjà et qui fonctionne bien.

 

 

Conclusion

 

Les Galline felici ont insisté sur un état d'esprit que nous devrions adopter :Le but n'est pas que les consommateurs « aident les producteurs », mais que nous établissions un Aller Retour entre les uns et les autres, que nous vivions une réelle solidarité

 

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Forum 4   « Quand les producteurs court-circuitent les réseaux de la Grande Distribution »

 

Pourquoi , Pour qui, Comment  tu cultives, tu élèves, tu transformes? Bio pas bio ?

 

Avec les galline felici qui, pour court circuiter la Grande Distribution ont organisé collectivement leur circuit de vente directe, des producteurs locaux échangeront sur leurs pratiques pour définir ensemble ce qui localement leur permettrait de mieux organiser leurs ventes en direct.

 

Invités Table ronde: Les galline felici, producteurs locaux

 

Participent à ce forum : les Galline Felici, des producteurs du PVC (point de vente collectif) de la Drôme, des producteurs des PVC des Monts du Lyonnais, l’Amap de Veynes, Térence producteur adhérent à « paysan bio ».

 

 

Les points communs de ces organisations collectives de producteurs 

 

Au delà de l’aspect économique, c’est la dynamique collective autour de la commercialisation et de son organisation qui motive les paysans, qui les sort de l’isolement, leur permettant d’échanger sur les différents volets de leur vie professionnelle, voire privée

 

.Ce mode de commercialisation a fait émerger la conscience de la viabilité des petites fermes et l’envie d’accompagner leur multiplication et leur diversification.

 

L’implication des paysans au sein de ces différentes structures est forte, la répartition des tâches est rigoureuse.

 

La démocratie participative est au cœur des prises de décision dans le fonctionnement de ces groupes

 

 

Les particularités de ces organisations 

 

Des formes juridiques différentes : consortium ( Galline felici) , associatif (Amap), SARL (point de vente de la Drôme et du Lyonnais)…

 

Deux positions sur l’évolution des structures : s’agrandir (les galline felici) ou se multiplier (les PVC)

 

La labellisation bio n’est pas la condition sine qua non d’ entrée dans certaines de ces structures et n’est pas systématiquement affichée.

 

Au delà de l’alimentaire, ouverture à : la culture (expositions, concerts), travail avec les migrants (jardin collectif), lien avec les consommateurs (fête anniversaire du magasin avec les consommateurs)

 

Les producteurs font remarquer que si ce type d’organisation n’émerge pas de leur propre initiative, dans la majeure partie des cas elles échouent.

 

Conclusion :

 

Ces expériences diverses sous des formes juridiques différentes montrent la diversité des possibilités pour les producteurs de s’affranchir de la grande distribution.

 

Il ressort de leurs témoignages que partager, comprendre, écouter, c’est évoluer ! Tous constatent que ces nouveaux modèles de distribution leur permettent de mieux valoriser économiquement et humainement leur production et surtout de générer du lien et de l’engagement

 

C’est le paradoxe de la révolution humaine à travers une expérience commerciale.

 

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Forum 5   « Construire les réseaux de l'économie solidaire »

 

 

« Nationalement entre nos différentes associations s amies des Galline felici mais aussi localement avec les structures qui œuvrent comme nous au développement d'une autre économie dans d'autres domaines énergie, construction etc.. Sur cette question l'échange avec les italiens est important , ils ont des DES (district d'économie solidaire), des RES (réseaux d'ES).

 

Invités Table ronde: Andrea Saroldi pour les R.E.S (Réseau d'Economie Solidaire) italien, des associations et des coopératives du territoire, ERDG (Énergies Renouvelables du Gapençais ): la NEF, Le nez au vent, Energies collectives Mobilidée, AEQUOS, Fablab, SEL de gap, Monnaie locale, Etonomia, réseau semences paysannes »

 

 

L’ESS une galaxie très complexe. ( introduction par Rémi Kuentz)

 

Dans un contexte de grande force du marché et d’affaiblissement de l’état social et redistributif il se dégage deux évolutions de l’ESS :

 

1 . Une multitude d’associations, souvent très subventionnées, qui compensent les faiblesses actuelles de l’état redistributif, qui cherchent à corriger la brutalité de la société de marché .

 

2 Des grandes structures (mutuelles banques ) nées de mouvements associatifs et coopératifs mais qui ont perdu leur fonctionnement démocratique et sont entrées dans la logique de l’économie de marché , concurrence, publicité, compétitititivité, management moderne, pour certaines; paradis fiscaux etc.…

 

Nous avons la sensation d’appartenir à un nouveau courant de l’ESS… Être dans une économie de marché, être économiquement viable mais chercher à produire, à distribuer et à consommer autrement en fonction de valeurs qui ne sont pas strictement économiques et comptables, au service de l'intérêt général.. En somme on est à la recherche de ce que pourrait être un marché « post capitaliste »…

 

Les 10 piliers de l’Economia Solidale (solidaire) de nos amis italiens résument assez bien les valeurs qui sont communes à toutes les structures présentes à ce forum :

 

1 l’ES promeut les biens communs

2 l’ES est fondée sur le respect de la « terre mère » et le bien vivre de tous.

3 l’ES propose des modèles collaboratifs.

4 l’ES se base sur les relations humaines

5 l’ES promeut le lien avec le territoire

6 l’ES intègre le sens des limites

7 l’ES se développe en réseaux.

8 l’ES a un objectif de transformation sociale.

9 l’ES défend les droits

10 l’ES cherche à redimensionner le rôle du marché.

 

 

La révolution des réseaux     Intervention d’Andrea Saroldi sur les réseaux .

 

« Chers cultivateurs et mangeurs d'agrumes, je suis très content d'avoir passé ces quelques jours avec vous ici à Veynes pour des raisons que je vais essayer de présenter. J'essaierai de parler en français ou peut être une langue à mi chemin entre le français et l'italien, de façon à ce que vous puissiez tous me comprendre ; si quelques unes de mes paroles ne sont pas claires, je vous conseille d'essayer avec un verre de vin. Souvent cela aide car les idées et les histoires voyagent en compagnie des objets , de la nourriture et des personnes et ce sont de ces flux vitaux dont je veux vous parler.

 

 

Pour pouvoir vous expliquer le motif de ma joie, je dois vous raconter un épisode de ma vie : c'était en 2002, et j'ai eu la chance de participer au second Forum Social Mondial de porto Alegre, au Brésil ; dans un coin du campus de l'université , un séminaire de deux jours était consacré à l'économie solidaire comme alternative concrète et viable pour un développement humain démocratique , solidaire et durable, et là j'ai eu la sensation que nos amis latinos américains étaient en train de construire quelque chose de très utile pour tous. Au retour il y avait dans ma valise un objet précieux : l'édition originale en portugais de la « Révolution des réseaux » de Euclises Mence qui n'était pas encore traduite en italien.

 

Dans ces années là nous étions entrain de nous demander comment développer les GAS (groupes d'achats solidaires) de façon qu'ils puissent être les liens renforcer entre les producteurs et le territoire mais qu'ils puissent aussi participer à un processus global de transformation de l'économie et de la société, sans s'enfermer dans un projet seulement local mais en le reliant à d'autres projets. Je ne connais pas le portugais, mais cet été là en lisant le livre d'Euclides, peut être à cause du verre du vin qui m'aidait à la compréhension du texte , j'ai vu beaucoup plus clair ; je découvrais une voie qui allait donner des réponses à nos questions.

 

De façon très synthétique ? Euclides propose d'organiser des réseaux qui relient à travers l'échange de valeurs, de produits et de services les structures de l’économie solidaire déjà active sur le territoire : GAS, producteurs, associations de citoyens. Les réseaux répondent aux besoins des habitants du territoire, ils créent un espace vital pour l'économie solidaire et se renforcent en canalisant les flux autant que possible et en échangeant entre eux à plusieurs niveaux. Cet entrelacement de flux , soutenu par la consommation solidaire, alimente le développement des réseaux pour le bien de tous.

 

Dans ces années, je nommais de façon humoristique cette perspective stratégique « le théorème d'Euclide » en disant que la théorie avait besoin de preuves expérimentales. En Italie nous avons commencé à vérifier ce théorème à travers ce que nous avons appelé les « Districts de l'Economie Solidaire »(DES). Le monde des GAS et des DES s'est développé en cherchant à orienter dans les réseaux de l’économie solidaire les flux de produits et de services dont nous avons besoin pour la vie de tous les jours .

 

Et ensuite en décembre 2010 quelques caisses d'orange d'une commande des GAS de Turin aux Galline Felici à peine arrivées de Sicile ne demandent qu' à passer dans la voiture de Julien qui part à Paris pour saluer parents et amis avec ce chargement précieux et plein de vitamines. La suite vous la connaissez mieux que moi , c'est l'histoire récente de cette maladie contagieuse qui se transmets à travers les oranges et les mots : après elle a frappé Embrun, Lille, Toulouse, Barcelonnette, Lyon, Rennes et chaque région fait naître des groupes et des sous groupes de citoyens qui s'activent pour satisfaire de diverses façons leurs besoins alimentaires et sociaux. C'est une transformation en cours qui passe à travers nos bouches qui mangent et qui parlent . La « révolution gentille » dont parle Roberto Li Calzi.

 

Vous êtes une des preuves expérimentales de la validité du théorème d'Euclides , et vous êtes importants car vous montrez comment peut fonctionner une connexion entre réseaux long et réseaux courts. Nous avons grand besoin de ce type de lien afin que nos réseaux se diffusent et qu'aucun territoire ne soit laissé en arrière< ;

 

Je pense que chaque structure chaque projet qui pratique la solidarité, promeut le bien commun et cultive avec respect la Terre Mère, et nous en connaissons beaucoup, sont comme le ballon coloré d'une montgolfière qui flotte dans l'air et ravive le paysage. Nous connaissons nombre de ces expériences et nos réseaux sont les cordes qui ancrent ces projets à leurs territoires et les relient ente eux de façon équilibré. Le vrai but de ces ballons n'est pas d'élever une dizaine d'heureux élus pendant que d'autres restent à terre, ils ont été pensés pour pouvoir soulever tous ensemble nos territoires pour cela il est important que les ballons soient solidement reliés ente eux.

 

Pour ces raisons je vous invite, maintenant que nous sommes tous ensemble à considérer quels sont les projets et les ressources que nous pouvons partager et quels sont les flux d'idées, de valeurs, de produits et de services que nous pouvons définir pour satisfaire nos besoins et dans le même temps « soulever » nos territoires de l'exploitation des personnes et des ressources.

 

Ces expériences construisent les réseaux de la bonne vie , le meilleur moyen pour favoriser notre bien vivre et celui des citoyens du monde d'aujourd'hui et de demain. »

 

(Traduction Rémi kuentz)

 

 

Tour de table des différentes structures présentes.

 

Energie collective

 

Une SCIC de l’embrunais savinois . Cette coopérative a été créée cette année et de nombreux habitants ont pris des parts. Il s’agit d’inciter les citoyens à reprendre en main la question de l’énergie à l’échelle locale. Produire, en installant des panneaux photovoltaïques, économiser l’énergie (surtout si on la produit soi même ) et donc isoler, informer et former (cf film un Kwh facile à consommer mais à produire?)sur ces questions.

 

Associations du Val de Suse.

 

C’est essentiellement la lutte contre la construction de la ligne ferroviaire Lyon Turin (TAV) qui uni ces associations de la vallée. Tout un réseau s’est créé autour de la remise en cause du modèle de développement imposé par le TAV et pour des solutions alternatives .

 

 

Maison des semences à Guillestre.

 

Il s’agit de créer un lieu de collecte et d’échange de semences potagères. Cette activité locale se fera en lien avec des réseaux plus longs comme « semences paysannes » ou Edulis des contacts sont pris avec des italiens du Val de Suse.

 

La Nef

 

l’argent c’est comme les tomates ou les oranges il peut aussi être utilisé en circuit court avec une connaissance de son origine et de sa destination, l’activité bancaire c’est simple ! La NEF c’est la première banque éthique en France qui regroupe aujourd’hui 37000 coopérateurs avec un capital de 1 milliard d’euros . La NEF travaille en réseau avec la Banca etica italienne et soutient aussi les initiatives de monnaies locale.

 

Regroupement des Gas de Turin

 

Une partie des GAS de Turin s’est organisée en réseau pour faire des commandes ensemble de produits venant de loin (par ex les agrumes des GF) et organiser des initiatives communes.

 

 

AEQUOS

 

Aequos est un coopérative qui regroupe des GAS de Lombardie et du Piémont. Son objectif est de faciliter les achats collectifs de produits (alimentaires ou non ) biologiques et ou écocomptatibles et ainsi de soutenir ceux qui produisent selon des critères de solidarité. Pratiquement la coopérative regroupe les commandes des GAS, ceux ci ont commandés sur une liste établie en fonction des disponibilités des producteurs. Ces commandes sont regroupées dans un magasin puis réparties entre les GAS . En somme un fonctionnement qui ressemble au notre avec les agrumes si on considère chaque sous groupe comme un GAS. La coopérative ne regroupe que des associations pas de personnes physiques. Aequos a un réseau d’une cinquantaine de producteurs majoritairement en Lombardie et Piémont mais aussi dans le reste de l’Italie.

 

 

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CONCLUSION DES FORUMS

 

 

Tous ces débats, s'ils n'ont pas abouti,faute de temps, à une liste précise de pistes à suivre, ont montré que ce qui rassemble tous les participants ,qu'ils soient producteurs, consommateurs, intermédiaires,est de chercher des solutions à nos échanges commerciaux qui soient du domaine de l'intérêt général . Contrairement au fonctionnement de la Grande Distribution qui a imposé ses pratiques, faisant croire aux consommateurs qu'elle agit dans leur intérêt, mais au détriment des producteurs qu'elle étrangle en baissant constamment les prix, et cela pour le seul intérêt de ses actionnaires, nous recherchons l'intérêt de tous . C'est cette démarche que nous avons entamée tous ensemble durant ces forums ! Ces forums sont le point de départ d'une recherche commune et enthousiasmante que nous allons prolonger.

 

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LA CARTE BLANCHE AUX GALLINE FELICI

 

...qui ont choisi comme thèmes :

  • la Coproduction (d'avocatiers)

  • Agriculture sociale avec les migrants

 

Les Galline felici qui cherchent depuis plusieurs années à intégrer les migrants dans des projets agricoles souhaitent partager leur expérience. Ils nous inviteront à un projet de coproduction d'avocatiers qui associerait consommateurs et producteurs

 

Invités Table ronde : La Cimade, Mappemonde, France Terre d'Asile, CADA

 

 

Les thèmes choisis par les galline felici ont donné lieu à deux ateliers parallèles

 

 

Agriculture sociale avec les migrants

 

Construire des alternatives, proposer des solutions concrètes et faisables pour affronter positivement et avec créativité la question de l’immigration. Démontrant l’avantage d’un accueil qui voit les migrants comme protagonistes plutôt que comme bénéficiaires d’assistance bienveillante.

 

Une idée qui fait son chemin est celle des copropriétés. Le partage de la possession de nos moyens de production, nos terres, nos plantes, avec ceux qui les utilisent.

 

D’une part les consommateurs responsables, d’autre part ceux qui travaillent avec nous pour que ces plantes donnent les meilleurs fruits possibles. 

 

Sollicités par certains membres de la festa, les galline felici souhaitent gérer le consortium en partenariat avec les ouvriers, les producteurs et les consommateurs.

 

Agissons résolument dans nos existences et cherchons à nouer toutes les connexions possibles avec tous ceux qui retiennent que seule la solidarité active permet d’attester l’inviolable dignité d’être humain. »

 

Les projets :

  • Communiquer en utilisant la plateforme lo faccio bene cinefest » pour mettre en réseau les expériences positives d’accueil et d’insertion des migrants. L’immigration est une ressource, non pas une charge.

  • La formation technique en agriculture (créer une équipe spécialisée qui pourrait travailler pour le consortium ou pour ses membres

  • Projet FIERI (fabrique interculturelle écologique de réutilisation) qui implique les migrants dans des activités formation liées à la réutilisation (réparation du mobilier, appareils électroménager, tailleurs, réparation de vélo,etc….)

  • Horticulture biologique.

 

Avec les Galline felici, nous partageons l’idée que l’intégration des migrants peut se faire par l’agriculture :

  • Les migrants sont majoritairement issus du monde agricole

  • De nombreux villages sont désertés car la seule activité possible y est l’agriculture « de subsistance ». Le droit d’usage de ces terres ne pénaliserait donc personne, d’autant plus que les réfugiés ne sont pas amenés à rester puisque leur vrai désir est de rentrer dans leur pays. Bienvenue à eux !

 

« SUR LES PROJETS D’AGRICULTURE SOCIALE AVEC LES MIGRANTS (Par Antonio D’Amico) (Texte tiré du film réalisé par les galline felici sur la festa des courts circuits)

 

La première c'est communiquer tout les aspects positives de cette argument, en utilisant la plate-forme de “Lo Faccio Bene Cinefest” où il y a une section dédiée au regroupement des expériences positives d' accueil, de réinsertion des migrants etc. soit en vidéos qu'en pièces écrites. Tout ça au but de faire comprendre que les migrations représentent une bonne ressource, mais aussi pour prendre exemple et pour diffuser aux autres lieux des initiatives très intéressants. La deuxième piste, déjà discuté entre les membres de Le gallinef elici, c'est la formation technique:

c'est à dire former un ou nombreux migrants pour les travaux agricoles (par exemple la récolte des fruits, l'élagage etc.) au but de créer une équipe de travail spécialisée qui pourrait faire des travaux soit pour le Consortium soit pour ses membres. Des autres actions réalisables concernaient la collaboration e le soutien à des autres initiatives déjà lancées, comme par exemple le projet FIERI (Fabrique Interculturelle écologique de réutilisation) qui implique les migrants dans des activités de formation liées à la réutilisation (réparation du mobilier, appareils électroménagers, tailleur, réparation de vélos etc.) et à l'horticulture biologique.

 Mais on va mieux parler de ça pendant d'autres occasions. »

 

La coproduction

 

Michele Russo présente le projet des Galline felici sur la coproduction : et nous présente un projet de contrat possible entre La discussion porte à la fois sur le fond : pourquoi ce projet ? Et sur les moyens : problèmes juridiques, financiers etc. Certains pensent qu'il faut d'abord parler du principe

 

de coproduction avant de discuter du contrat. Les personnes présentes analysent ces deux aspects pour e parler ensuite dans leurs associations. Aucune décision ne peut être prise globalement même si le principe de coproduction semble acquis pour tous.

 

 

« SUR LES CO-PRODUCTIONS (Par Michele Russo) (Texte tiré du film réalisé par les galline felici sur la festa des courts circuits)

 

« Pourquoi une coproduction?

Les avantages réciproques sont divers et nous en avons déjà parlé à plusieurs reprises:

- Le producteur aurait accès à un crédit à taux zéro, finalisé lors de la mise en place des plantes dont les fruits sont "vendus avant même d’être apparus"

- La possibilité de resserrer encore plus les liens avec les consommateurs; et un engagement réciproque à long terme, c’est-à-dire participer à un projet qui vise encore une fois à restituer valeur et dignité à la nourriture ainsi qu’à ceux qui la produisent.

- De plus, les consommateurs ont la possibilité de choisir les productions à implanter, de se sentir encore plus partie prenante de la production et de "prétendre" encore plus suivre chaque aspect de la filière

- De se garantir l’approvisionnement de ces produits dont nous sommes encore en carence

- Et pourquoi pas, avoir la chance d’éduquer leurs enfants à un mode de consommation beaucoup, mais beaucoup plus conscient, parce que comme nous, ils considèrent les produits de la terre comme de la nourriture et pas comme une marchandise. »

 

Raisonner avec vous de co-productions et en projeter ensemble les modalités confirme une autre manière de vivre l’économie, tout à fait différente par rapport à celle dans laquelle les intérêts des producteurs et des consommateurs s’opposent.

 

Les coproductions renforcent le sens de Communauté vers un futur possible et surtout désirable

Mais ce “pacte” exclue tout ce qui n’est ni nous ni vous

Et on croit qu’il est nécessaire d’adopter toutes les stratégies pour étendre ce NOUS

Et, si d’un côté nous essayons d’impliquer toujours plus de producteurs dans la conversion agricole et culturelle, dans la petite révolution gentille, de l’autre on donne un regard toujours plus attentif à ceux qui restent exclus de ces pactes

Et c’est avec une grande joie qu’à Veynes, lors de la rencontre sur les PROJETS D’AGRICULTURE SOCIALE AVEC LES MIGRANTS, on a vu converger des dizaines d’associations. »

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LES FILMS

 

Projection du film Autrement, avec des légumes de Anne Closset

 

Partant de sa propre expérience dans un GASAP (équivalent belge des AMAP françaises), la réalisatrice Anne Closset nous emmène dans les coulisses de ces réseaux de citoyens « mangeurs » et producteurs qui s'organisent à l’échelle locale comme européenne pour faire bouger les lignes agricoles et alimentaires…

 

En continu durant toute la festa : Projection de films

 

- Lo faccio bene Cinefest : Festival de films sur les « bonnes pratiques » organisé par des associations italiennes dont les galline Feilci

 

- KWH, facile à consommer , mais à produire ? film de l'école Cézanne d'Embrun pour le Cinefest

 

- Très joli Petit film de présentation des Galline felici par eux mêmes

 

- Une livraison à Embrun Petit film de Jean jacques Horem :

 

-(Très) Court circuit en Sicile Film d'Etienne Décle, un adhérent de Court Circuit Buech parès un voyage à la rencontre des Galline felici

 

 

Et une autre forme de compte rendu de cette festa est le film réalisé par les Galline felici sur le lien :

 

https://www.youtube.com/watch?v=aMX-IV9cer8&feature=youtu.be