Oui, parce que cela nous semble indispensable, nous sommes plusieurs de nos différentes associations à aller en Sicile à la rencontre des producteurs et de tous les "acteurs" du consortium des Galline felici. Chaque producteur nous fait visiter son "agrumeto", nous raconte son histoire , et nous expose avec passion tous les espoirs mis dans cette économie solidaire. Ceux d'entre nous qui font ces voyages rencontres, essaient de les relater pour transmettre aux adhérents ce sentiment de confiance et d'enthousiasme qui nous rassemble!

Les voyages de de nos amis lillois les Givrés d'orange:  en 2013   En 2014

 

Voyage-Rencontres de nos amis de "Corto" de Paris en 2014

 

Les voyages-rencontres de nos amis de l'association "Respects" de Gap en 2014

 

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PAGE EN COURS DE MODIFICATION.....

Court Jus chez les galline felici

 

Rémi et Brigitte rencontrent  les galline felici...

 

 

1. Qui sont ces « poules heureuses » que nous avons appris à connaître ?

Ils se racontent eux même ICI  ..mais nous souhaitons parler de ceux que nous avons rencontrés!

 

D'abord, les pionniers du consortium!

 

Ceux qui sont à l'origine de cette belle aventure dans la foulée de Roberto !

 

 

Roberto Li Calzi

Ce réseau est parti de Roberto qui est passé au Bio depuis plus de 30 ans.. Il est la cheville ouvrière du consortium, infatigable et toujours prêt à se lancer dans des projets tous plus généreux les uns que les autres…parfois il faut le freiner car tout le monde n’a pas la même énergie, mais sans lui, les galline felici n’existeraient pas!

Son exploitation est petite, une partie a été expropriée pour faire passer l'autoroute et après avoir, par dépit, un peu abandonné ce terrain, il a décidé d’y réaliser un grand projet dans lequel des producteurs, des migrants, des personnes de passage se rencontreront au sein de ce jardin de la Biodiversité appelé à devenir un Eco village multiculturel.


Barbara Piccioli

Complice de longue date de Roberto avec qui elle militait déjà dans les mouvements post 68 puis dans les années 80 pour développer le bio dans toute la Sicile. Elle est un des piliers les plus efficaces du groupe.

Elle possède un bel agrumeto hérité de ses grands parents  qu’elle a commencé à cultiver avec son mari anglais. Devenue veuve alors qu'elle était enceinte de David, c'est donc seule, avec l'aide de Nino l'ouvrier "attitré", qu'à partir de 1991 elle a converti la production au bio malgré les railleries de ses cousins! Ceux ci, héritiers de l'autre moitié ont préféré couper les arbres et tout arrêter! Son agrumeto est maintenant lui aussi traversé par une bretelle d’autoroute ! David, son fils de 30 ans travaille maintenant à ses côtés avec conviction et a pris aussi des responsabilités au hangar dans l’expédition des agrumes!

 

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                                                    ..... Toutes les "poules heureuses" que nous avons rencontrées sur cette page.....

2 Comment s'installe la confiance ? par des rencontres les yeux dans les yeux!

De 2012 à aujourd'hui, toutes nos rencontres avec les galline felici...

 

 

Depuis 2012 nous allons régulièrement à la rencontre des « Poules heureuses ». Ce qui nous a motivé au début, c’est d’établir un rapport de confiance avec eux, de mieux connaître leur travail pour le faire connaître aux adhérents de Court Jus. Mais peu à peu la motivation principale était le plaisir de ressentir cette amitié née au fil de nos rencontres.

Depuis que, par hasard, cette aventure a commencé en 2011, nous sommes passés de quelques caisses commandées pour nos amis à presque une dizaine d’associations dans les Alpes du Sud regroupant autour de 2500 foyers qui achètent les agrumes des Galline felici, sans compter les associations dans toute la France dont certaines ont été aidées par nous pour démarrer. Aussi, il nous semble indispensable de partager avec nombreux adhérents la confiance et l’amitié que nous avons établie avec les Galline felici

 

 

Début 2012 Roberto et Cristiana viennent chez nous

Dès la deuxième commande de Court Jus à l’automne 2011, Roberto Li Calzi, la cheville ouvrière des Galline felici est venu nous voir accompagné de Cristiana productrice de clémentines en Calabre et membre des Galline. D’emblée, nous nous sommes sentis sur la même longueur d’onde au cours des discussions informelles durant ces deux journées passées chez nous « à la maison » !. Nous y avons organisé une petite rencontre avec quelques producteurs locaux qui ont vite été contaminés par l’enthousiasme de Roberto.

 

Mais ne nous étions pas laissés séduire par de beaux discours ? Pour le savoir, il fallait aller sur place !

 

 

Juin 2012, première découverte en Sicile !


C’est ce que nous avons fait dès le printemps 2012
Cette fois là, notre séjour chez Roberto a commencé par un coup de main collectif chez une productrice dont les orangers avaient été détruits par un incendie ... Bon début ! Puis durant notre séjour, nous avons pu visiter les « agrumeti » de Roberto, Antonio Grimaldi, Barbara et même Cristiana en Calabre. Antonio Coco, l’apiculteur nous a emmené voir ses ruches et son atelier. Nous avons visité le petit hangar chez Antonio G où se fabriquaient les palettes pour l’envoi de nos commandes et où se situaient alors les bureaux du consortium.Nous avons pu y rencontrer Gabriele le comptable et Mario le responsable informatique .
Dès les premières rencontres,  nous avons été conquis autant par l’accueil chaleureux que  nous avons reçu partout que par le sérieux que nous avons pu constater dans la démarche des galline felici.


                                                                         

                                                                                             .......La suite de toutes nos rencontres..... sur cette page

 

 



 3. Quelles caractéristiques nous paraissent importantes après toutes ces rencontres?

 

Le contact direct sur place nous conforte dans l'idée qu'il s'agit de producteurs militants passionnés par leur métier et tout a fait cohérents dans leur pratique par rapport à leurs convictions.

 

En Sicile, le rapport Ville-Campagne nous a semblé très particulier. Il semble que l'héritage soit celui d'une tradition citadine de propriétaires habitant à la ville et possédant "une campagne" dans laquelle ils passaient quelques semaines pour surveiller la récolte, mais ne cultivaient pas vraiment eux mêmes, ils avaient souvent une autre activité. Aujourd'hui, du moins pour ceux que nous avons rencontrés, il s'agit d'une génération qui éprouve une véritable passion pour ces cultures et qui a un véritable projet économique et éthique, considérant qu'à partir de cet élément de base qu'est la nourriture, on peut repenser notre manière de vivre en cultivant bio et en rapprochant les producteurs des consommateurs. Pour les fondateurs c'est un projet politique au sens noble du terme. Certains ont fait des études universitaires ou pratiqué un autre métier avant de faire ce choix. Parfois citadins ils ont en général décidé de reprendre l'exploitation des parents en vivant complètement à la campagne quand ils le peuvent.

 

De fortes convictions rassemblent ces producteurs

- Produire dans leur région, alors que face à la concurrence de pays comme la Tunisie ou la Maroc beaucoup de producteurs conventionnels estiment qu'il n'y a plus aucun avenir dans les agrumes en Sicile!

- Produire bio malgré les difficultés du "passage au bio", le temps que la terre tuée par les pesticides, se remette à vivre. Roberto et Antonio Grimaldi ont été des pionniers du bio en Sicile qui produit maintenant 50% de la production bio en Italie. Mais ils doivent se défendre aussi par rapport à certaines coopératives bio qui achètent les agrumes en ne regardant que l'aspect et la possibilité de baisser les prix. Ces coopératives bénéficient du label bio, sans se préoccuper des conditions de production ni du goût des fruits.

- La solidarité est pour eux une valeur essentielle. Solidarité entre producteurs, mais aussi avec les consommateurs. C'est pourquoi ils préfèrent le contact direct plutôt qu'un label obtenu par une administration bureaucratique de plus en plus loin de leurs préoccupations, même s'ils ont tous le label à par deux d'entre eux ( Roberto et Gabriele)

- Le respect des conditions de travail pour leurs employés et le refus du travail au noir (environ 30% du secteur dans l'agriculture italienne).

- La vente directe qui est la seule pratiquée dans le cadre des galline felici, même si les producteurs sont obligés de vendre aussi à d'autres clients ce qu'ils n'arrivent pas encore à commercialiser en direct. Ils expriment combien il est gratifiant de voir ces acheteurs directs apprécier le goût des fruits alors que ceux de la grande distribution ne goûtent jamais un seul fruit pour acheter ils ne s'intéressent qu'à la taille et à l'aspect.

- Faire connaître et développer ces formes de solidarité entre producteurs et consommateurs: Marchés locaux, sites internet, formations, conférences, actions militantes

Mais malgré cet enthousiasme, ils se heurtent tous aux mêmes difficultés:

- La grande distribution, y compris certaines coopératives bio qui ont fait baisser les prix aux producteurs et qui sont tellement implantés aujourd'hui qu'il est difficile d'y échapper!

- Garder leurs terres convoitées par les centres commerciaux qui poussent comme des champignons autour de Catane, et par les bretelles d'autoroutes. Il serait plus rentable pour eux de les vendre et certains craignent que leurs enfants cèdent à cette facilité!

- Les années de passage au bio, le temps que les sols redeviennent vivants. la baisse de quantité même si elle est compensée par une augmentation de la qualité.

- La météo: comme tous les paysans! Les années ne se ressemblent pas!